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Exclusif

L'employé de la morgue congédié à Québec donne sa version des faits

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L'employé de la morgue a été congédié en mars 2012.

L'employé de la morgue a été congédié en mars 2012.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'homme qui a été congédié par le Bureau du coroner pour avoir utilisé de « façon inappropriée » des photos de cadavres affirme que le matériel photographique n'est jamais sorti des bureaux de la morgue. L'ex-employé a tenu à donner sa version des faits à Radio-Canada dans le but de rassurer les familles inquiètes.

L'homme dans la soixantaine, qui ne veut pas être identifié, a travaillé une quinzaine d'années pour le Bureau du coroner, avant d'être congédié en mars 2012. Ses tâches de travail consistaient, entre autres, à photographier les cadavres et fournir aux coroners ou aux corps policiers des clichés pour leurs enquêtes.

Même s'il lui était interdit de le faire, dès 2010, l'ex-employé dit avoir transféré des photos d'un système informatique hautement sécurisé à la morgue sur une clé USB dans le but de visionner plus rapidement les clichés. Il admet toutefois avoir pris des photos qui ne se retrouvaient pas dans la banque officielle pour son fichier personnel. Il lui est arrivé de prendre des photos de seins de cadavres « parce qu'ils étaient beaux », dit-il.

L'ancien employé de la morgue soutient toutefois qu'il n'y avait pas que des photos de femmes et d'enfants dans sa clé USB, comme le rapportent les médias. Il y avait des hommes également et la majorité des photos ont été prises dans un but professionnel, selon ses dires.

L'ex-employé parle d'un fichier comprenant seulement « quelques dizaines » de photos montrant les parties intimes de cadavres. Aucune photo d'enfants n'a été prise de « façon inappropriée », affirme-t-il.

Mercredi, la coroner en chef Louise Nolet avait tenu à démentir les rumeurs selon lesquelles le matériel aurait été utilisé à des fins de pornographie juvénile. Aucune accusation criminelle n'a d'ailleurs été déposée contre l'employé.

L'homme prend le blâme pour ses agissements et répète que « jamais une photo n'est sortie du Bureau du coroner. »

Bien que le Bureau du coroner affirme avoir pris tous les moyens nécessaires pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise, des voix s'élèvent néanmoins pour critiquer la façon dont l'enquête a été menée.

La Coalition avenir Québec réclamait mardi une enquête policière pour faire la lumière sur les événements.

Appel à la Sûreté du Québec

Par ailleurs, de nouvelles informations ayant été rapportées à la coroner en chef du Québec par le public au cours des derniers jours dans ce dossier l'ont incité à réclamer la collaboration de la Sûreté du Québec (SQ).

Louise Nolet a fait savoir vendredi matin dans un communiqué qu'elle a demandé au corps policier de mener une nouvelle enquête en lien avec les agissements de l'ex-employé.

Mercredi, Mme Nolet avait invité la population à signaler tout fait nouveau en lien avec les agissements de l'ex-employé. Elle demande maintenant qu'une enquête soit menée pour vérifier ces nouvelles informations.

Rappelons qu'une première enquête interne avait eu lieu en octobre 2011 relativement à ce dossier. Cette enquête n'avait mené à aucune accusation contre l'ex-employé du Bureau du coroner. Il avait néanmoins été congédié, en mars 2012, à la suite de cette enquête.

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