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Menace nucléaire : l'ONU impose des sanctions à la Corée du Nord

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un salue des soldats de l'armée le 16 juillet 2012.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un salue des soldats de l'armée le 16 juillet 2012.

Photo : AFP / KNS

Radio-Canada

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité jeudi de nouvelles sanctions contre Pyongyang, qui menace de mener une attaque nucléaire préventive contre les États-Unis.

« Étant donné que les États-Unis sont sur le point de déclencher une guerre nucléaire, nous exercerons notre droit à une attaque préventive contre le quartier général de l'agresseur, afin de protéger nos intérêts suprêmes », a déclaré le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué cité par l'agence de presse officielle du pays.

Les États-Unis ont réagi jeudi en assurant être « tout à fait capables » de se défendre contre toute attaque de missile nord-coréen.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a indiqué que Pyongyang ne gagnerait rien à multiplier les menaces et les provocations.

Pour sa part, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, accueille favorablement les sanctions supplémentaires imposées à la Corée du Nord. « Cette réponse à l'essai nucléaire irresponsable de la Corée du Nord au début de février envoie un signal fort et clair aux autorités de Pyongyang », a-t-il déclaré.

« Le fait que le peuple nord-coréen continue de mourir de faim et ne puisse jouir des droits fondamentaux de la personne au moment même où le régime de Pyongyang gaspille des ressources limitées est tout à fait scandaleux », a poursuivi M. Baird, par voie de communiqué.

La Corée du Nord a également annoncé qu'elle rompait les accords de non-agression avec son voisin, la Corée du Sud, qui prévoient de régler les conflits entre les deux pays de façon pactifique. Pyongyang a aussi déclaré qu'elle coupait les communications intercoréennes. Il s'agirait de la troisième fois que la Corée du Nord met cette menace à exécution.

La Corée du Nord a procédé en février à son troisième essai nucléaire depuis 2006, malgré les remontrances des Nations unies.

Ce nouvel affront a mené à l'écriture par Pékin et Washington d'un nouveau texte de sanctions contre le régime de Kim Jong-un. Aucun des 15 pays du Conseil de sécurité de l'ONU n'a demandé de modification majeure au texte proposé, qui prévoit une série de mesures financières pour empêcher la Corée du Nord de développer son programme nucléaire.

Le vote de jeudi démontre que la communauté internationale condamne les tests de missiles balistiques et nucléaires et qu'elle n'entend pas tolérer le non respect des résolutions du Conseil de sécurité.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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