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Des relents de racisme à l'Université de Winnipeg

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Des graffitis racistes comme ceux ci ont été retrouvés dans les toilettes du campus de l'Université de Winnipeg. Sur celle ci on peut lire «peau rouge, je viens de déféquer sur ta Turtle Island».

Photo : Jillian Taylor

Radio-Canada

Des incidents à caractère raciste anti-autochtone survenus ces derniers jours secouent la communauté de l'Université de Winnipeg.

Des graffitis ont été retrouvés dans les toilettes du campus de l'institution. On pouvait y lire les mots « indian » et « sniffer », des expressions qualifiées de dégradantes par le Centre autochtone de l'Université de Winnipeg.

Une phrase disait aussi « donate more glue to idle no more, we need more sniff », une référence aux personnes d'origine autochtone qui prisent de la colle dans le but de se droguer.

« Cela a provoqué une réaction de colère chez moi. Je me suis mise à pleurer. C'est tellement frustrant de voir ce genre de chose à répétition », a affirmé dépitée, Quinn Saretsky, une étudiante qui appartient au Centre autochtone de l'Université de Winnipeg. À la suite des plaintes des étudiants, ces mots ont été effacés par les équipes de nettoyage.

Sur Facebook aussi 

D'autre part, un employé des services de support de l'Université de Winnipeg a publié sur le site de réseau social Facebook des commentaires critiquant le mouvement Idle No More. Il réduisait ce mouvement social autochtone à une opposition « blanc contre foncé de peau » et il qualifiait l'engouement au sein de la population de « pathétique ».

Racisme_universiteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Quinn Saretsky, une étudiante qui appartient au Centre autochtone de l'Université de Winnipeg.

Photo : Jillian Taylor

Quinn Saretsky s'est insurgée contre ces commentaires : « Oui la liberté d'expression ça existe, et oui il y a droit. Mais nous avons appris que cela s'est produit pendant les heures de travail. C'est ce qui nous dérange le plus. Il représente une institution qui a spécifiquement décidé de s'engager auprès des organismes autochtones. »

« Cela signifie que la société se montre pathétique en apportant son soutien à ce type de mouvement [Idle No More]. Cela nous a vraiment choqués et nous voulons que cette personne soit tenue pour responsable de ses propos », a ajouté Mlle Saretsky.

L'Université s'excuse

Le président de l'Université de Winnipeg, Lloyd Axworthy, a depuis présenté ses excuses au nom de l'institution.

« Je veux présenter mes excuses à ceux qui se sont sentis offensés et j'en profite pour réaffirmer que ce type d'incident est pris très au sérieux par moi et par la haute administration de l'Université », a déclaré par voie de communiqué M. Axworthy.

Dans les prochaines semaines, l'ensemble du personnel de l'Université de Winnipeg devra suivre un cours obligatoire de sensibilisation portant sur la politique de respect sur le lieu de travail de l'Université de Winnipeg.

« Nous voulons aider nos employés et le corps enseignant à être plus sensibles aux différences en ce qui a trait aux populations autochtones », a expliqué le conseiller le chef de cabinet du président de l'Université, Jeremy Read.

Le Conseil des étudiants autochtones a applaudi la prise de position de l'Université de Winnipeg et espère que cela inspirera d'autres institutions universitaires.

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