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Mali : création d'une commission dialogue et réconciliation

Des soldats de l'armée malienne (archives)

Des soldats de l'armée malienne (archives)

Photo : AFP / ISSOUF SANOGO

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les autorités maliennes ont annoncé mercredi la création d'une commission dialogue et réconciliation, souhaitée par les partenaires étrangers.

Composée d’une trentaine de commissaires, d’un président et d'un vice-président, elle devra « recenser les forces politiques et sociales concernées par le processus de dialogue de réconciliation », précise un décret du Conseil des ministres.

Des représentants des communautés arabe et touarègue du Mali ont déjà dénoncé des exactions commises envers elles lors des opérations militaires en cours.

Pour l'ONG Human Rights Watch, « le gouvernement malien devrait mener des enquêtes et poursuivre les soldats qui se sont livrés à des actes de torture, à des exécutions sommaires et à des disparitions forcées de rebelles islamistes présumés ainsi que de prétendus collaborateurs depuis la reprise des combats dans le nord du Mali en janvier 2013 ».

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, avait déclaré fin janvier qu'au sein de la communauté touarègue, « le seul groupe avec lequel nous pouvons envisager des négociations, c'est certainement le Mouvement de libération national de l'Azawad (MNLA), à condition qu’il renonce à toutes ses prétentions territoriales ».

Le mouvement rebelle, qui estime que les Touaregs sont marginalisés et réclame l'autodétermination du nord du Mali - leur région d'origine - , avait lancé en janvier 2012 une offensive dans cette région avec des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda.

Depuis le 11 janvier, la France et certains pays africains sont engagés dans une opération militaire pour chasser les islamistes armés du nord du Mali.

Un quatrième soldat français tué

Wilfried Pingaud, quatrième soldat français mort au combat au MaliAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Wilfried Pingaud, quatrième soldat français mort au combat au Mali

Photo : AFP

Le porte-parole de l'état-major des armées françaises a annoncé la mort, mercredi matin, d'un soldat français dans des combats qui ont permis d'abattre une dizaine de « terroristes » près de Gao.

À l'occasion d'un sommet avec l'Allemagne et des pays d'Europe de l'Est à Varsovie, le président français, François Hollande, a annoncé par ailleurs le début du retrait de troupes déployées au Mali à partir du mois d’avril.

François Hollande a déclaré que la « phase ultime » de l'intervention « va durer encore tout le mois de mars ».

Le président français, François Hollande, lors d'une conférence de presse à Varsovie en PologneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président français, François Hollande lors d'une conférence de presse à Varsovie en Pologne

Photo : AFP / BERTRAND LANGLOIS

« Et, à partir du mois d'avril, il y aura une diminution du nombre de soldats français au Mali dès lors que les forces africaines seront en relais, appuyées par des Européens », a-t-il précisé.

Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait déjà déclaré que le nombre de soldats français au Mali devrait commencer à diminuer « à partir de mars, si tout se passe comme prévu ».

Dans une entrevue à l’hebdomadaire français Valeurs actuelles, à paraître jeudi, l'ancien président Nicolas Sarkozy a critiqué le déploiement français, affirmant qu'« on ne va jamais dans un pays qui n'a pas de gouvernement ».

« Que fait-on là-bas? Sinon soutenir des putschistes et tenter de contrôler un territoire trois fois grand comme la France avec 4000 hommes », affirme M. Sarkozy.

La crise malienne
Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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