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Nouvelles règles à l'aide sociale : manifestation à Québec

Le reportage de Davide Gentile
Radio-Canada

Une cinquantaine de représentants de différents groupes de défense des droits sociaux ont manifesté lundi à Québec, notamment devant les bureaux de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais. Plusieurs d'entre eux craignent que le Parti québécois n'exerce des compressions dans le programme d'assistance sociale.

Rappelons que la ministre Maltais a annoncé samedi que certains assistés sociaux québécois seraient soumis à de nouvelles règles dès le 1er juin. Les changements, apportés en catimini par le gouvernement Marois, touchent notamment les prestataires âgés de 55 à 57 ans. Ils devront participer à des recherches d'emploi pour avoir droit à une allocation supplémentaire.

Certains assistés sociaux et des groupes qui les représentent affirment que la ministre n'a jamais évoqué ces modifications au cours des rencontres qu'ils ont eues avec elle depuis le début du mois de janvier.

La porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, Marielle Bouchard, se sent trahie. « J'ai pris l'exemple des contraintes temporaires et elle m'a regardé dans les yeux en disant que les personnes ne seraient pas pénalisées directement et c'est ce qu'elle fait aujourd'hui », déplore-t-elle.

L'opposition pavoise

Le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) estiment quant à eux que le gouvernement Marois a perdu toute crédibilité dans sa lutte contre la réforme fédérale de l'assurance-emploi.

Selon la députée libérale Karine Vallières, porte-parole de l'opposition en matière de lutte à la pauvreté, la ministre fédérale des Ressources humaines, Diane Finley, « doit être morte de rire ».

La CAQ abonde dans le même sens. Le député caquiste de Vanier-Les Rivières, Sylvain Lévesque, estime que la ministre Maltais ne peut pas reprocher à Ottawa de faire avec l'assurance-emploi ce qu'elle vient de faire avec le régime d'aide sociale.

La ministre Maltais affirme de son côté qu'il n'y a pas de grande réforme ni de compressions en vue. Or, la réduction du budget alloué à son ministère fait craindre des réductions aux groupes de défense des droits des assistés sociaux.

La ministre entend bien discuter avec eux. « Je comprends qu'ils débattent actuellement sur la place publique, c'est leur travail. Mais je vais aussi les rencontrer, puis on va en débattre puis on peut apporter des modifications », soutient Mme Maltais.

Les groupes de défense des droits des assistés sociaux réclament des engagements de la part des députés de la région et de la ministre Maltais.

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