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Au congrès d'ON, Parizeau raille le PQ

L'ancien premier ministre du Québec Jacques Parizeau lors du Congrès d'Option nationale, le 2 mars 2013

L'ancien premier ministre du Québec Jacques Parizeau lors du Congrès d'Option nationale, le 2 mars 2013

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Invité à prendre la parole au congrès d'Option nationale samedi, l'ancien premier ministre Jacques Parizeau s'est moqué des stratégies péquistes en matière de promotion de la souveraineté, affirmant notamment que sa carte de membre du parti avait été collée sur un morceau de bois pour éviter qu'il ne « la déchire ».

« Ça fait 15 ans que j'entends les chefs successifs du Parti québécois au pouvoir dire: "On va pas utiliser les fonds publics pour promouvoir la souveraineté". Ben si vous ne voulez pas utiliser les fonds publics pour promouvoir la souveraineté, pourquoi êtes-vous là? » a demandé l'ancien premier ministre péquiste à la foule de militants souverainistes.

« On se sert de l'appareil gouvernemental pour réaliser ses fins », a-t-il lancé.

M. Parizeau critiquait le fait que le Parti québécois veut promouvoir l'option souverainiste en tant que parti, mais que le gouvernement péquiste, de son côté, n'a pas l'intention d'utiliser les fonds publics pour le faire en tant que gouvernement.

Le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, pense la même chose. Interrogé en point de presse à savoir si le gouvernement Marois avait la légitimité pour dépenser les deniers publics afin de mousser l'option souverainiste, M. Aussant a déploré que le gouvernement ne veuille pas parler activement de souveraineté. « Ça a vraiment l'air d'une tentative de garder les militants au PQ pour ne pas qu'ils s'en aillent », croit-il.

C'est une totale abdication de leadership.

Une citation de :Jean-Martin Aussant

Option nationale toujours optimiste

Environ un millier de militants d'Option nationale se sont rassemblés samedi au Palais des congrès de Montréal dans le cadre du premier congrès national de la nouvelle formation politique dirigée par Jean-Martin Aussant.

Les ex-députés péquistes Pierre Curzi, Camil Bouchard et Lisette Lapointe assistaient à l'événement auquel participent une forte majorité de jeunes qui ont notamment la tâche d'adopter la plateforme électorale en vue du prochain scrutin général.

Fondé en octobre 2011, Option nationale a obtenu un peu moins de 2 % des votes lors des élections de septembre dernier. Le parti compte quelque 8000 membres.

Candidate dans Taschereau, Catherine Dorion admet que les militants ont vécu une « petite » déception lorsque le chef Jean-Martin Aussant n'a pas été réélu l'automne dernier. Il a perdu son siège à l'Assemblée nationale qu'il avait acquis comme représentant du Parti québécois. Mais Mme Dorion assure que l'enthousiasme est revenu, et que la formation serait déjà prête à se lancer dans une autre élection.

Pendant son discours samedi, Jean-Martin Aussant a abondé dans le même sens, déclarant qu'Option nationale, malgré sa propre défaite électorale, était plus fort que jamais. Il en a aussi profité pour décocher quelques flèches à l'intention de la gouvernance péquiste même s'il a insisté sur le fait qu'Option nationale n'avait pas été fondé « contre le Parti québécois ».

Avec les informations de La Presse canadienne

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