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« Les manèges humains » : la guérison

L'actrice Marie-Évelyne Lessard dans une scène de "Les Manèges humains".

Radio-Canada

Des milliers de fillettes africaines subissent chaque année l'impensable : la mutilation de leurs organes génitaux. Une problématique qui a inspiré le cinéaste Martin Laroche.

Dans son plus récent long-métrage « Les manèges humains », le réalisateur sherbrookois a choisi de traiter de l'excision dans sa province. 

Si j'avais situé l'action en Afrique, je me serais un peu senti imposteur. De la situer au Québec, c'est ma façon de montrer que l'excision, c'est mondial. Il y a beaucoup de femmes immigrées qui ont été excisées et doivent le vivre en secret.

 Martin Laroche, réalisateur

Foire humaine


Le film « Les manèges humains » raconte l'histoire de Sophie, 25 ans, née en Afrique et arrivée au Québec quand elle était encore une enfant.


La jeune femme diplômée en cinéma filme les faits et gestes de ses amis, tous employés dans un parc d'attractions itinérant. La présence de la caméra poussera Sophie à parler de son excision.

Pour incarner cette Québécoise d'origine africaine, le réalisateur a misé sur Marie-Évelyne Lessard, une actrice mieux connue pour son rôle dans la série policière 19-2. Un choix qui a plu au jury du festival de films de Whistler, où un prix a été créé pour récompenser sa performance.

« Je ne voulais pas que Sophie soit une victime », dit l'actrice. « C'est vraiment une battante. Elle veut dénoncer l'excision, mais aussi expliquer les conséquences. »

Le film sera présenté à partir du 1er mars à Québec, à Montréal et à Sherbrooke, dès le 8 mars.


Un texte de Pasquale Harrison-Julien

Cinéma

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