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L'admission de non-francophones au CSF divise Vancouver et les régions

Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique

Photo : CSF

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'intention d'ouvrir les écoles du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) aux élèves non francophones est dénoncée par des associations de parents de Vancouver et de ses environs, mais suscite un intérêt en régions.

Dans plusieurs localités en région, où les écoles n'ont pas beaucoup d'élèves, les parents réclamaient une telle mesure depuis longtemps, pour augmenter les inscriptions.

L'École Entre-Lacs à Penticton, à 400 km à l'est de Vancouver dans la vallée de l'Okanagan, en est un exemple. L'ouverture possible de classes d'immersion menace d'entrer en concurrence directe avec les classes du CSF. 

Selon Christine Leroux, présidente de l'Association de parents de cet établissement de 150 élèves, l'idée du CSF représente un couteau à double tranchant, notamment pour le niveau de maîtrise du français, mais elle vaut quand même la peine d'être considérée.

« Déjà que c'est très difficile de garder ça en français, 100 % français, donc le fait d'ouvrir les portes à un plus grand nombre, je ne sais pas. C'est sûr que ça fait peur, mais pour nous en région, ça nous aiderait, ça aiderait probablement à la survie des écoles », a indiqué Mme Leroux mercredi.

Revirement de situation pour les garderies

En outre, certains estiment que l'ouverture aux non-francophones pourrait aider les services de garde et services préscolaires des écoles du CSF, qui sont soumis à la même obligation que les écoles de n'accepter que des « ayants droit » (à l'éducation française).

Certaines garderies sont déficitaires et sont souvent gérées par les associations francophones locales, qui doivent y consacrer beaucoup de ressources. Avoir davantage d'enfants signifierait alors avoir plus de revenus.

Ironiquement, plusieurs services de garderie accueillent déjà des élèves anglophones, officieusement, et l'an dernier, le CSF les a prévenus que seuls les ayants droit peuvent être admis.

En septembre dernier, à Powell River, les enfants anglophones ont dû être placés dans une salle à part.

Selon l'article 23 de la Charte des droits et libertés, un enfant a droit à l'éducation dans une école francophone (un « ayant droit ») s'il remplit un des critères suivants:

  • le français est la langue maternelle encore comprise d'au moins un de ses parents
  • au moins un de ses parents a reçu son enseignement primaire en français au Canada
  • au moins un des ses frères ou une de ses soeurs reçoit ou a reçu sont éducation primaire en français au Canada

Réserve de la part de la FFCB

De son côté, la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) ne veut pas s'immiscer dans un dossier du conseil scolaire.

Pour la Fédération, tant que les écoles restent francophones et gérées en français, la gestion ne la regarde pas. « Je comprends tout à fait de ce point de vue qu'il y ait un certain nombre de réticences de la part de parents. Je pense qu'il faut aussi faire confiance au CSF, pour savoir ce qui reste dans leur intérêt », a estimé la présidente de la FFCB, France-Emmanuelle Joly.

Le CSF a commencé une consultation des parents. Ceux-ci ont encore deux semaines pour se faire entendre.

Une autre consultation, auprès des enseignants francophones cette fois, n'a pas encore commencé. Le syndicat des enseignants, qui représente quelque 400 membres, enverra bientôt le contenu de la politique proposée par le CSF à ses membres.

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