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Conduire une déneigeuse avec cellulaire en main

Un employé de la Ville de Montréal les yeux rivés sur son téléphone pendant qu'il circule sur la chaussée.

Un employé de la Ville de Montréal les yeux rivés sur son téléphone pendant qu'il circule sur la chaussée.

Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré les campagnes de sensibilisation, les directives et les dizaines de milliers de contraventions données au cours des dernières années, les conducteurs ont du mal à laisser leur téléphone de côté lorsqu'ils sont sur la route.

Mercredi matin, alors que les routes étaient glissantes et enneigées, un employé de la Ville de Montréal aux commandes d'une chenillette pour déneiger les trottoirs avait les yeux rivés sur son téléphone en circulant sur la chaussée.

« Les employés municipaux ont pourtant reçu à plusieurs reprises la consigne de ne pas utiliser leur téléphone au volant », indique Michel Tanguay, chargé de communication pour l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. « Ils reçoivent des formations, le guide des conducteurs de la Ville de Montréal, des rappels dans des bulletins d'information », explique-t-il.

« L'arrondissement reçoit un rapport de la Société de l'assurance automobile du Québec lorsque ses employés commettent une infraction, et à ce jour, nous n'avons reçu aucun constat d'infraction pour cellulaire au volant », ajoute M. Tanguay.

De 2008 à 2011, le nombre d'infractions en lien avec l'utilisation du cellulaire au volant a plus que triplé, selon les données de la SAAQ.

L'utilisation du téléphone au volant est à ce point fréquente que « dès qu'il y a un accident de la route, on regarde si le conducteur était au cellulaire », indique André Durocher, inspecteur à la sécurité routière au Service de police de la Ville de Montréal.

Les conducteurs qui écrivent un message en conduisant ont 20 fois plus de chance d'avoir un accident puisqu'ils quittent la route des yeux de 4 à 6 secondes, estime la SAAQ.

« Chaque lettre peut tuer »

En octobre dernier, la SAAQ a lancé une campagne de publicités-chocs pour contrer les textos au volant. « Chaque lettre peut tuer. Au volant, on ne texte pas », pouvait-on entendre dans le message radio. À la télévision, on rappelait qu'« avant, on n'écrivait pas de messages en conduisant », et qu'« il y avait sûrement une bonne raison ».

L'utilisation du cellulaire au volant est passible d'une amende de 80 $. Incluant les frais, la contravention s'élève à 115 $. Le conducteur fautif accumule également trois points d'inaptitude.

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