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Fermeture de la station de Kitsilano : le débat n'est pas fini, dit Clark

Garde Côtière canadienne de Kitsilano.

Garde Côtière canadienne de Kitsilano.

Radio-Canada
Mis à jour le 

La première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, martèle que le débat sur la fermeture de la station des gardes-côtes de Kitsilano est loin d'être clos.

Selon elle, Ottawa a commis un geste irrespectueux à l'endroit de son gouvernement, mardi, en décidant de fermer la station sans préavis, et ce, en plein jour de budget provincial.

La procureure générale de la Colombie-Britannique, Shirley Bond, a la ferme intention de demander des explications à son homologue fédéral. À l'instar de la première ministre, elle trouve cette décision d'Ottawa injustifiée.

Ottawa défend sa décision

De son côté, le gouvernement fédéral défend sa fermeture précoce de la station des gardes-côtes de Kitsilano. Cette fermeture soudaine, d'abord prévue pour avril, a causé la surprise et a provoqué une veillée au flambeau mardi soir.

La porte-parole de la Garde côtière canadienne, Jacqueline Gonzalves, explique que les derniers mois ont été consacrés à des exercices dans le port de Vancouver. « Ces exercices nous ont démontré que le plan de recherche et de sauvetage que nous avons mis en place pour assurer la sécurité des navigateurs était prêt », a-t-elle affirmé.

Mme Gonzalves ajoute que la Garde côtière est convaincue que la fermeture de la station de Kitsilano ne met pas en péril la sécurité des navigateurs.

Décision vertement critiquée

Un professeur de voile à Kitsilano, Bernard Labrosse, n'est pas du même avis. « Je crois que c'est stupide de fermer cette station-là avec tout le trafic que nous avons à Vancouver. Je ne crois pas que ce soit acceptable que pour sauver 700 000 $, ça va coûter des vies. »

Lorsqu'il a appris que la base avait été fermée mardi sans préavis, il a été très surpris et déçu. « Il y avait tellement de pourparlers que j'avais espérance qu'ils allaient garder la station ouverte », a-t-il affirmé.

Ottawa avait annoncé, l'an dernier, la fermeture de la station de Kitsilano, mais cette fermeture ne devait intervenir qu'au printemps. Mardi, la surprise a donc été de taille pour les opposants, mais aussi pour le maire de Vancouver, Gregor Robertson, qui ne semblait pas être au courant.

La base de Kitsilano effectuait plus de 300 opérations de sauvetage par année.

Veillée au flambeau

Des travailleurs de la Garde côtière canadienne ont participé à une veillée au flambeau, mardi soir, soit quelques heures après avoir appris la fermeture soudaine de la station de Kitsilano.

Le syndicat qui représente les travailleurs de la Garde côtière a été informé mardi matin que la base fermait immédiatement et que tous les employés devaient libérer les lieux.

Mandip Sandhu, dont le frère est mort en 2001 après que sa voiture eut plongé dans le fleuve Fraser, était au nombre des manifestants.

Il a indiqué que son frère aurait probablement survécu si Ottawa n'avait pas éliminé le programme de plongeur sauveteur de la Garde côtière canadienne quelques jours auparavant.

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