•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sommet sur l'enseignement supérieur : les attentes de l'UQAM et de la CREPUQ

Le recteur de l'UQAM Robert Proulx
Le recteur de l'UQAM Robert Proulx Photo: UQAM

Le nouveau recteur de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Robert Proulx, espère que le gouvernement de Pauline Marois profitera du prochain Sommet sur l'enseignement supérieur pour annoncer un réinvestissement dans les universités.

M. Proulx déplore les 13 millions que coûteront à son institution les dernières compressions budgétaires du gouvernement québécois – qui s’élèvent à 125 millions pour l’ensemble du réseau universitaire québécois. Ces compressions s’ajoutent au 19 millions de dollars que lui a coûté le conflit étudiant du printemps dernier.

Le recteur de l’UQAM dit comprendre les difficultés budgétaires du gouvernement du Québec, mais il aimerait que Québec fasse preuve de la même compréhension à l’endroit de son institution. M. Proulx estime qu’il ne faudrait pas que les compressions compromettent la capacité de l’université à se développer.

Par ailleurs, M. Proulx s’élève contre la proposition de la Coalition avenir Québec (CAQ) selon laquelle certaines universités pourraient réclamer des droits de scolarité plus élevés. Le recteur de l’UQAM soutient qu’une telle politique créerait un système universitaire à deux vitesses. Une telle structure serait catastrophique pour la recherche et pour la mobilité des étudiants entre les universités, selon M. Proulx.

Les attentes de la CREPUQ

En prévision du Sommet sur l’enseignement supérieur, la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a présenté sa vision de ce que devrait être l’université québécoise d’aujourd’hui et de demain. La CREPUQ propose de « remettre résolument l’éducation au cœur de notre projet de société ».

Issue d’une réflexion du conseil d’administration de la CREPUQ et de comités de l’organisme, la vision développée par la CREPUQ s’articule autour des cinq principes suivants :

  • Des universités fidèles à leur mission;
  • Des universités d'excellence, accessibles à tous ceux qui en ont le désir et la capacité;
  • Des universités diversifiées, qui collaborent et se concertent;
  • Des universités ancrées dans leur communauté et ouvertes sur le monde;
  • Des universités fondées sur les principes d'autonomie, de liberté académique et de collégialité.

« Cette vision de la CREPUQ s’inscrit dans la continuité de la réalité actuelle », explique le communiqué de l’organisme. Ce système permet à l’université québécoise de réaliser des projets de recherche de niveau international tout en étant « accessible à tous ceux qui en ont le désir et la capacité ».

Luce Samoisette, présidente du conseil de la CREPUQ, en conférence de presse à Montréal le 15 février 2013Luce Samoisette, présidente du conseil de la CREPUQ, en conférence de presse à Montréal le 15 février 2013

« On peut certes toujours améliorer le réseau universitaire, mais prenons garde de ne pas briser une formule gagnante », soutient la présidente du Conseil de la CREPUQ et rectrice de l'Université de Sherbrooke, Luce Samoisette. « Le savoir et la recherche sont essentiels pour notre avancement collectif aussi bien social, culturel et environnemental que technologique et économique. Les défis de la société québécoise pour la prochaine décennie sont également les défis de ses universités et réciproquement. »

« L'avenir de ses universités exercera une influence déterminante sur le devenir de toute la société québécoise », poursuit le président du groupe de réflexion sur la gouvernance des universités au Québec et ancien recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi, Michel Belley.

Société