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Changements au Programme des étudiants étrangers : réactions positives au Manitoba

Citoyenneté et Immigration Canada
Radio-Canada

Les propositions de changements au Programme des étudiants étrangers sont bien accueillis par certains au Manitoba, qui apprécient entre autres la possibilité de travailler dès leur arrivée au Canada sans effectuer une demande de permis de travail distincte.

« Ce qui va changer [c'est] qu'ils vont avoir la permission de travailler pendant qu'ils étudient. Ils n'auront pas besoin de faire une demande à part », explique la coordonnatrice du Bureau international à l'Université de Saint-Boniface, Robin Rooke Hanke.

Actuellement, la législation canadienne permet aux étudiants étrangers de faire une demande de permis de travail hors campus, seulement s'ils ont été inscrits à plein temps pendant six mois dans une institution postsecondaire.

« C'est une très bonne nouvelle. Ils pourront travailler directement sans attendre. Généralement les étudiants ont beaucoup de temps libre », croit Ahmed El Amrani, un étudiant à l'Université de Saint-Boniface.

Citoyenneté et Iimmigration Canada (CIC) espère que cette nouvelle mesure, annoncée en décembre 2012 et qui entrerait en vigueur début 2014, aidera à renforcer l'attractivité du Canada auprès des meilleurs étudiants du monde.

Plus risqué de sécher les cours

Dans un communiqué, CIC explique que ces changements interviennent après qu'une évaluation du Programme des étudiants effectuée en 2011 eut révélé « des lacunes dans le programme qui peuvent donner lieu à l'abus et à la fraude ».

Cette évaluation a montré par exemple qu'un étudiant étranger pouvait être inscrit dans une école ou une entreprise qui offre de la formation au Canada, sans réellement fréquenter l'établissement en question ou suivre des cours.

Si les propositions de modifications entrent en vigueur, les titulaires de permis d'études pourraient se voir obligés de présenter des preuves qu'ils sont réellement inscrits à temps plein.

« Les universités vont devoir faire un rapport de façon régulière à Citoyenneté Immigration Canada pour leur signaler qui étudie chez nous », affirme Robin Rooke Hanke.

Les étudiants étrangers qui contreviendraient à ces nouvelles règles s'exposeraient à une expulsion du Canada selon CIC.

Des consultations en cours

Des représentants de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) poursuivent actuellement une tournée des établissements d'enseignement postsecondaire du Canada.

Ce processus consultatif permet aux membres de l'administration de ces institutions de prendre connaissance des changements envisagés. Ils peuvent aussi faire part de leurs réserves ou de leurs suggestions.

Ils sont passés au Manitoba à la fin du mois de janvier dernier.

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