•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des chercheurs réclament le retrait d'un médicament antidouleur

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs réclament le retrait d'un médicament antidouleur couramment utilisé partout sur la planète, en raison d'un risque élevé de crise cardiaque et d'autres problèmes cardiovasculaires.

Le diclofenac, un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien (ou AINS), est souvent prescrit pour soulager la douleur et réduire l'inflammation provoquées par l'arthrite.

Selon des scientifiques, toutefois, le diclofenac, qui est vendu sous un grand nombre de marques, notamment Voltaren et Pennsaid au Canada, comporte des risques d'importants effets secondaires cardiovasculaires quasiment identiques à ceux du Vioxx.

Ce dernier médicament avait été retiré du marché par son fabricant, Merck, après qu'une étude clinique eut démontré qu'il était lié à une augmentation des risques de crises cardiaques et d'accidents vasculaires-cérébraux.

40 % plus de risques de crise cardiaque

Dans une étude publiée cette semaine dans la revue scientifique PLoS Medicine, le Dr David Henry, président de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences à Toronto, et la coauteure Patricia McGettigan détaillent les risques cardiovasculaires de médicaments anti-inflammatoires, en s'appuyant sur l'analyse de plusieurs études.

Ils ont découvert que les gens prenant du diclofenac avaient 40 % de plus de risques d'être victimes d'une crise cardiaque que ceux qui prenaient du naproxen, qui est considéré comme le médicament type le plus sécuritaire pour minimiser les risques cardiovasculaires.

Les chercheurs s'inquiètent particulièrement des impacts dans les pays où les revenus sont moyens et faibles, principalement en Asie et en Asie du Sud, où les parts de marché du diclofenac sont considérables.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !