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Fin du projet Manouane Sipi : le maire de La Tuque est furieux

Barrage hydroélectrique

Barrage hydroélectrique

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville de La Tuque a réagi mercredi matin à l'annonce de Québec qui annule six projets de petites centrales hydroélectriques, dont celui du Barrage B Manouane Sipi, en Haute-Mauricie.

Le maire de La Tuque Normand Beaudoin demande à Québec de revenir sur sa décision par rapport au projet Manouane Sipi et de l'accepter au même titre que le projet de Val-Jalbert.

Le barrage est déjà existant, alors il n'y a presque pas d'impact environnemental. Notre projet est plus acceptable que celui de Val-Jalbert. On ne comprend pas la décision du gouvernement et surtout on ne l'acceptera jamais.

Normand Beaudoin, maire de La Tuque

La municipalité se dit « en furie contre le gouvernement du Québec » à cause de sa décision d'annuler ce qu'elle qualifie du « plus beau projet de développement économique du Haut Saint-Maurice jamais mis de l'avant par les collectivités allochtone et autochtone.

Le maire de La Tuque, Normand BeaudoinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin

Selon la Ville de La Tuque, le projet de petite centrale hydroélectrique Manouane Sipi aurait permis à la région de générer 212 millions de dollars de revenus nets pendant les 40 premières années de production. Les revenus auraient été partagés à parts égales entre la Ville de La Tuque et la Communauté des Attikameks de Wemotaci.

En conférence de presse mercredi matin, le maire de La Tuque a expliqué « qu'il y a des limites à venir exploiter nos ressources sans jamais rien nous donner en retour et à tuer nos projets de développement économique sans même nous consulter. »

Vous n'avez pas idée à quel point je suis fâché. Le gouvernement vient de nous faire un double-échec dans le dos avec cette décision. Il ne respecte pas les communautés. Mais, nous sommes des battants et ça ne s'arrêtera pas là.

Normand Beaudoin, maire de La Tuque

Reproches à Hydro-Québec

La Ville de La Tuque souligne qu'elle a reçu « une collaboration très timide de la part d'Hydro-Québec pour le projet de balisage de la rivière Saint-Maurice, un refus catégorique concernant les deux demandes des élus latuquois de hausser les redevances pour la ligne de transport de 735 kV de la Chamouchouane-Bout-de-l'Île.

Le maire ajoute que la Société d'État génère un milliard de dollars en revenus avec la rivière Saint-Maurice sans rien retourner comme redevance à la région de la Mauricie.

Nous faisons face aujourd'hui à une décision politique de bas de gamme et c'est encore la Mauricie qui paye le prix. Cette décision est inacceptable et pénalise toute une population qui se relève avec difficulté de la crise forestière.

Normand Beaudoin, maire de La Tuque
Projet de petite centrale hydroélectrique Manouane SipiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Projet de petite centrale hydroélectrique Manouane Sipi

Si Québec refuse de revenir sur sa décision par rapport au projet Manouane Sipi, la Ville de La Tuque dit qu'elle compte exiger dédommagement pour les revenus que le barrage lui aurait permis de faire.

Projet de petite centrale hydroélectrique Manouane SipiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Projet de petite centrale hydroélectrique Manouane Sipi

Interrogé sur le sujet, le ministre responsable de la Mauricie, Yves-François Blanchet, a dit que le maire de La Tuque serait bientôt contacté par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire ainsi que par le ministère des Affaires naturelles pour discuter des mesures à prendre pour mitiger les effets négatifs de cette annonce.

Réaction de Wemotaci

La Communauté attikamek de Wemotaci a aussi réagi à la décision d'annuler le projet Manouane Sipi. Elle aussi se dit déçue et demande à la ministre déléguée aux Affaires autochtones du Québec, Élizabeth Larouche, d'intervenir en faveur de la sauvegarde du projet. Les élus de Wemotaci regrettent de ne pas avoir été consultés dans le dossier.

L'obligation de consulter est importante pas seulement pour les droits ancestraux, mais aussi sur les intérêts que nous avons sur ce territoire-là.

Dany Chilton, conseiller, Conseil des Attikameks de Wemotaci

La communauté attikamek est déjà en pourparlers avec le gouvernement du Québec pour discuter d'une entente leur permettant de toucher des redevances sur l'exploitation des ressources naturelles.

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