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De Beers à Attawapiskat : relations tendues

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La mine Victor de De Beers, à 90 km à l'ouest d'Attawapiskat

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le groupe d'Autochtones qui bloque l'accès à la mine de diamants de De Beers, à 90 kilomètres à l'ouest d'Attawapiskat, craint que l'entente signée entre la minière et la Première Nation ne soit pas respectée.

Une rencontre communautaire est d'ailleurs prévue pour mercredi soir pour discuter de l'entente. Le conseil de bande est d'accord sur la nécessité de revoir l'entente signée en 2005, notamment pour parler d'embauches.

Les revendications de ceux qui bloquent la route sont d'ordre personnel. Certains sont notamment des employés licenciés, selon Danny Metatawabin, du conseil de bande d'Attawapiskat.

« Ils accusent la minière de discrimination, ou encore de racisme », dit-il.

Le barrage est en place depuis lundi dernier. Pour l'instant, la minière affirme qu'il n'a pas eu d'impact sur sa production.

En point de presse au nord de Toronto, la première ministre désignée, Kathleen Wynne, n'a pas condamné le barrage à Attawapiskat. Selon elle, il s'agit d'une « situation complexe ».

La mine Victor franchira bientôt le cap de ses cinq ans de production, soit environ la moitié de sa durée de vie prévue. Pendant ces années, les relations entre De Beers et la communauté d'Attawapiskat ont connu des hauts et des bas. Certains résidents estiment que la prospérité liée à la mine a profité à trop peu de personnes.

« Ceux qui y travaillent gagnent bien leur vie, mais ce n'est pas tout le monde qui travaille à la mine », raconte la résidente Jackie Hookimaw-Witt, qui critique les problèmes de sa réserve.

Elle aimerait que l'argent qu'Attawapiskat reçoit de la mine soit dirigé vers des programmes sociaux.

Environ 100 des 500 employés de la mine proviennent d'Attawapiskat.

Investissements et frustrations

Plusieurs entreprises ont été créées à Attawapiskat pour desservir la mine, notamment une entreprise de traiteur. De Beers estime avoir dépensé plus de 300 millions de dollars en contrats accordés aux entreprises de la réserve au fil des ans.

La compagnie rappelle également avoir investi quelques millions de dollars dans un centre de formation, adjacent à l'école secondaire. Ce centre offre des cours aux adultes et de la formation liée au travail minier.

Selon une entente relative aux répercussions et aux avantages signée avec la réserve en 2005, De Beers fait des versements dans un fonds en fiducie constitué par la Première Nation.

Le porte-parole de De Beers, Tom Ormsby, affirme qu'il est frustrant d'entendre les critiques formulées à l'endroit de la minière. Il souligne que l'exploitation minière à Attawapiskat comporte ses défis, mais que l'entreprise s'y était préparée.

« Nous savions, en nous installant à Attawapiskat, que c'était un endroit avec une histoire différente que si le gisement avait été découvert près de Sudbury ou deTimmins », affirme-t-il.

Tom Ormsby croit que la production à la mine Victor pourrait se terminer dès 2018, mais qu'il faudra plusieurs années pour bien fermer la mine. De Beers a trouvé d'autres gisements, mais aucun économiquement viable. M. Ormsby souligne que l'exploitation de nouvelles mines requerraient de nouvelles ententes sur les répercussions et les avantages.

Rénovation de roulottes

De Beers travaille actuellement avec des résidents d'Attawapiskat à la rénovation des maisons mobiles données à la communauté pour pallier la crise du logement qu'elle traverse. Ces maisons mobiles devaient servir d'habitations temporaires en 2009, mais puisque le manque de logement se fait toujours sentir, elles sont rénovées pour être plus durables. Certaines sont aussi couvertes de graffitis.

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