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Deux suspects arrêtés pour l’assassinat des militantes kurdes à Paris

Des milliers de Kurdes se sont rassemblés à Diyarbakir pour rendre un dernier hommage aux trois activistes assassinées à Paris le 9 janvier 2012.

Des milliers de Kurdes se sont rassemblés à Diyarbakir pour rendre un dernier hommage aux trois activistes assassinées à Paris le 9 janvier 2012.

Photo : AFP / MEHMET ENGIN

Radio-Canada

Deux proches des militantes kurdes assassinées à Paris le 9 janvier ont été arrêtés jeudi et placés en garde à vue.

Il s’agit de deux hommes kurdes de 39 et 30 ans, qui seraient domiciliés à La Courneuve, dans la banlieue nord de Paris. L’un des suspects aurait été le chauffeur de l'une des victimes, a précisé une source policière, en mentionnant qu’il s’agissait d’une « piste sérieuse». Les enquêteurs auraient relevé des contradictions dans ses déclarations.

Les autorités n’ont pas fourni de raisons pour ces arrestations, ni d’information sur le rôle éventuel des suspects dans les meurtres.

Les corps des trois femmes ont été découverts dans la nuit du 9 au 10 janvier dans les locaux du Centre d'information du Kurdistan, dans le 10e arrondissement de Paris. Elles avaient été exécutées de plusieurs balles dans la tête. L’une des victimes était Sakine Cansiz, 55 ans, membre fondatrice du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Ultime hommage

Jeudi, à Diyarbakir, principale ville kurde de Turquie, des dizaines de milliers de personnes ont rendu un ultime hommage aux trois militantes. La plupart des participants à la cérémonie portaient une écharpe blanche, symbole de la paix, les organisateurs ayant placé le rassemblement sous le signe de l'apaisement. Les orateurs ont appelé la foule à garder « le courage et la patience ».

Mercredi soir, des dizaines de milliers de personnes avaient accueilli les dépouilles, formant un grand convoi funéraire depuis l'aéroport jusqu'à la morgue.

Le triple meurtre des activistes, survenu alors que débutent les discussions de paix entre les autorités turques et le PKK, a été interprété par certains responsables politiques comme une tentative de saboter les pourparlers.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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