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Phoenix Sinclair : un autre travailleur social sur la sellette

La petite Phoenix Sinclair n'avait que cinq ans lorsqu'elle est morte des suites de maltraitance.

La petite Phoenix Sinclair n'avait que cinq ans lorsqu'elle est morte des suites de maltraitance.

Photo : Commission d'enquête

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après le contre-interrogatoire de Christopher Zalevich, mercredi matin, c'était au tour de William Leskiw à venir témoigner à la barre de la Commission d'enquête sur la mort Phoenix Sinclair, tuée en 2005 à l'âge de cinq ans, après des années passées sous la garde de l'État.

M. Leskiw était le coéquipier de M. Zalevich lors de la visite à la résidence de la mère de la fillette, Samantha Kematch, le 9 mars 2005.

M. Zalevich et M. Leskiw sont les derniers travailleurs sociaux à s'être rendus à la résidence de Mme Kematch à Winnipeg, avant qu'elle ne déménage à Fisher River.

Christopher Zalevich s'était vu confier le dossier Sinclair, après que le centre d'intervention d'urgence a reçu un signalement provenant d'un témoin anonyme à propos d'allégations de mauvais traitements envers Phoenix.

William Leskiw a raconté qu'il ne se rappelait pas l'intervention chez Mme Kematch, mais il a confirmé qu'il agissait à titre de renfort ce jour-là et que son rôle était d'assurer la sécurité du travailleur et du client visité.

Il a affirmé qu'en cas de mauvais traitements ou de sévices, selon les normes des services sociaux, il faut que l'enfant soit vu lors de la visite des travailleurs sociaux. Toutefois, il a aussi expliqué que le terme « sévices » était parfois utilisé de façon abusive.

Dans le cas du dossier Sinclair, selon lui le terme « sévices » n'aurait pas été suffisant pour que l'affaire soit confiée au département idoine. Il estime que les informations n'étaient pas assez claires et les faits n'étaient pas avérés.

Il a cité des situations où le terme « sévices » est employé à mauvais escient, par exemple lorsque des parents fument en présence de leurs enfants.

Lors de son intervention de la veille, M. Zalevich avait expliqué que Mme Kematch, n'avait pas voulu le laisser entrer et qu'il lui avait posé des questions depuis le couloir.

Il a aussi affirmé que Mme Kematch lui a déclaré que Phoenix n'était pas présente et qu'elle ne subissait pas de mauvais traitement. M. Zalevich a alors quitté les lieux et décidé de clôturer le dossier. Phoenix Sinclair décédera trois mois plus tard. Sa mère et le conjoint de celle-ci à l'époque, Karl McKay, seront reconnus coupables de son meurtre prémédité en 2008.

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