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Phoenix Sinclair : dernière intervention d'un travailleur social avant la mort de la fillette

La petite Phoenix Sinclair a été tuée par sa mère, Samantha Kematch, et son compagnon, Karl McKay, en 2006.

La petite Phoenix Sinclair a été tuée par sa mère, Samantha Kematch, et son compagnon, Karl McKay, en 2006.

Photo : Commission d'enquête

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le dernier travailleur social à s'être rendu à la résidence de Samantha Kematch, en mars 2005 avant qu'elle ne déménage à Fisher River, a témoigné mardi à la commission d'enquête sur la mort de Phoenix Sinclair.

Christopher Zalevich a expliqué que Mme Kematch, la mère de l'enfant, n'avait pas voulu le laisser entrer et qu'il lui avait posé des questions depuis le couloir.

Il avait reçu le dossier au centre d'intervention d'urgence après qu'un témoin anonyme eut signalé les mauvais traitements que subissait Phoenix.

Selon les allégations, Samantha Kematch enfermait sa fille dans une chambre dont elle verrouillait la porte.

Lorsque M. Zalevich est arrivé à la résidence, deux jours après avoir reçu le dossier, Mme Kematch ne voulait pas qu'il entre, sous prétexte qu'elle avait de la visite.

Elle lui a toutefois confirmé qu'il y avait bel et bien une serrure sur la porte de la chambre.

L'avocate de la commission, Sherri Walsh, a demandé au témoin à quoi, selon lui, servait cette serrure sur la porte. « À y enfermer Phoenix dans la chambre », a-t-il admis.

Ce jour-là, il n'a pu voir la petite Phoenix, la mère de l'enfant lui aurait dit qu'elle n'était pas là, mais il a tout de même jugé que l'enfant était en sécurité, malgré les allégations de mauvais traitement.

« Le calme régnait dans l'appartement. Le plus jeune enfant de la famille semblait heureux », a-t-il expliqué.

« Les travailleurs n'avaient pas d'inquiétudes concernant la protection de l'enfant, le dossier pouvait être fermé au centre d'intervention d'urgence », a commenté Me Walsh.

À son retour au bureau, le dossier a été clos, avec l'approbation de sa superviseure.

« Je croyais qu'à ce moment-là, elle était en sécurité », a-t-il déclaré.

Sa superviseure, Diva Faria, sera à la barre des témoins mercredi.

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