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Séisme de 2010 en Haïti : se souvenir et regarder vers l'avenir

Radio-Canada

La communauté haïtienne de Québec n'a pas souligné samedi le 3e anniversaire du séisme de janvier 2010 en Haïti. Des représentants de la communauté haïtienne de la capitale disent ne pas avoir oublié pour autant la tragédie. Ils estiment que le travail de mémoire est important, mais qu'il est aussi temps de penser à l'avenir.

C'est le cas d'Adrien Chavanes, président sortant de l'Association haïtienne de Québec. « Le meilleur hommage qu'on peut rendre aux disparus, c'est de travailler à reconstruire le pays », plaide-t-il.

Selon M. Chavanes, la reconstruction d'Haïti commence par une restructuration du gouvernement, ce qui représente un défi de taille. « Pour moi, pour cette gouvernance-là, il faut développer une fonction publique, il faut combattre la corruption », dit-il.

Adrien Chavanes, président sortant de l'Association haïtienne de QuébecAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Adrien Chavanes, président sortant de l'Association haïtienne de Québec

Depuis 2010, la communauté internationale s'est mobilisée et beaucoup d'aide a été envoyée en Haïti. Pourtant, les résultats tardent à paraître, ce qui fait dire à Jean Moisset, professeur à la retraite, que le pays est devenu « la république des organisations non gouvernementales (ONG) ».

M. Moisset explique cette situation par le manque de coordination des ONG sur le terrain en Haïti. « L'administration de l'argent, elle n'est pas faite en tout cas par le gouvernement d'Haïti. Le gouvernement d'Haïti doit être au moins un observateur attentif, éclairé, au moins qui devrait demander des comptes de temps en temps », dit M. Moisset.

Jean Moisset, professeur à la retraiteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean Moisset, professeur à la retraite

Ce dernier est d'avis que la reconstruction du pays doit passer par l'action du gouvernement, et particulièrement par des investissements en éducation. « C'est de plus en plus reconnu comme un des secteurs clés pour le développement du pays. »

M. Moisset croit que la résistance tant acclamée du peuple haïtien doit faire place à un vent de renouveau. « La résilience, OK, ç'a permis au peuple de survivre jusqu'à maintenant, mais il faudrait aussi qu'on crée une dynamique, un dynamisme, que ces gens-là puissent prendre une part active et significative au projet de développement de ce pays, qui est quand même le leur aussi ».

Le séisme du 12 janvier 2010 a fait 300 000 morts et un million et demi de déplacés. Les Haïtiens se sont recueillis samedi en différents points du pays pour marquer le triste événement.

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