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Idle No More atteint un moment charnière, selon le grand chef manitobain

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Le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, Derek Népinak.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le fait que le premier gouverneur général, David Johnston, a accepté de rencontrer les chefs des Premières Nations à la demande expresse du premier ministre Stephen Harper est un signe que le mouvement Idle No More commence à être pris au sérieux, selon Derek Nepinak.

Le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, qui a appris la nouvelle pendant un point de presse qu'il accordait jeudi, n'a cependant pas dit s'il allait assister à la rencontre avec le premier ministre Stephen Harper.

Mercredi, Derek Nepinak avait affirmé qu'il boycotterait cette rencontre si le Gouverneur général n'y participait pas, pour appuyer la chef Theresa Spence d'Attawapiskat.

Plus tôt au cours de sa conférence de presse, M. Nepinak a déclaré : « Cette rencontre n'aura pas lieu en fonction des conditions que le premier ministre ou ses représentants tenteront de nous imposer afin de favoriser leur agenda. C'est notre moment . »

Le chef autochtone manitobain a par contre réaffirmé la volonté des Premières Nations d'aller au bout de la démarche entreprise par le mouvement Idle No More.

« Nos jeunes en ont assez. Nos femmes en ont assez. Nos grand-mères, nos aînés en ont assez. En disant assez, je veux dire que nous n'avons plus rien à perdre », a martelé M. Nepinak.

Selon ce dernier, les différentes manifestations, les discussions à travers les médias sociaux et les cérémonies sont des preuves « que ce mouvement est animé par une grande force et une grande énergie. C'est l'esprit guerrier existant au sein des communautés autochtones qui se manifeste ».

Par ailleurs, de nombreux Manitobains ont quitté la province jeudi matin en direction d'Ottawa, pour aller appuyer le mouvement Idle No More et la chef d'Attawapiskat,Theresa Spence.

Le Manitobain d'origine marocaine, Mohammed Abdelkarim Ammoumou, qui est parmi ce groupe, croit que le combat des Premières Nations au Canada est le combat de toutes les communautés autochtones à travers le monde.

« Je suis du Maroc. Au Maroc aussi nous avons des communautés autochtones, et elles aussi ont montré leur soutien à des milliers de kilomètres d'ici », a déclaré M. Ammoumou.

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