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Raymond Robinson poursuit sa grève de la faim malgré la rencontre prévue

Raymond Robinson, aîné de la Première Nation Cross Lake au Manitoba, alors qu'il fait la grève de la faim sur l'île Victoria en Ontario, le 4 décembre 2012.

Tout comme la chef d'Attawapiskat, l'aîné Raymond Robinson, de la Première Nation Cross Lake au Manitoba, poursuit sa grève de la faim, isolé sur l'île Victoria, au milieu de la rivière Ottawa en Ontario.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'aîné manitobain de la Première Nation Cross Lake qui a entrepris une grève de la faim quelques heures après celle de Theresa Spencer au début du mois de décembre entend poursuivre son jeûne, malgré la rencontre prévue entre le premier ministre Stephen Harper et des chefs autochtones le 11 janvier.

Stephen Harper a annoncé vendredi par communiqué qu'il prévoit rencontrer une délégation de leaders des Premières Nations pour discuter des relations sur les traités et les droits autochtones, de même que de développement économique.

Raymond Robinson est satisfait de l'annonce du premier ministre, mais ne sait pas s'il sera invité à y participer.

Je tiens bon. Nous n'allons pas arrêter tant que nous n'irons pas au coeur de l'affaire.

Une citation de :Raymond Robinson

Il a joint Theresa Spencer, chef de la nation crie Attawapiskat dans le nord de l'Ontario, dans sa grève de la faim pour protester contre la loi de mise en oeuvre du budget fédéral (anciennement connue sous le nom de « projet de loi C-45 »), qui redéfinit la protection des eaux navigables et modifie la façon de déterminer l'utilisation des terres des réserves.

Le mouvement de protestation autochtone Idle No More a débuté en réaction au projet de loi.

La réunion est un pas dans la bonne direction

Wab Kinew, qui travaille pour l'Université de Winnipeg à recruter les talents autochtones, soutient que la réunion est un pas dans la bonne direction, mais ajoute que « ce n'est pas une solution au problème ».

« Les solutions aux problèmes dans la communauté autochtone ne seront pas des solutions politiques. Les solutions doivent venir de la communauté », explique le directeur de l'inclusion autochtone de l'établissement.

Raymond Robinson paraît plus affaibli que Theresa Spencer

La femme de Raymond Robinson, Sheila Robinson, s'inquiète pour sa part de l'état de santé de son mari. « Ç'a été un long moment sans nourriture et ça m'inquiète. Ça m'inquiète de ne plus avoir de mari, qu'il ne revienne pas à la maison », a-t-elle laissé tomber.

L'homme de 51 ans a confié à une journaliste du réseau anglais de Radio-Canada avoir perdu plus de 13 kilogrammes depuis le début de son jeûne de protestation et ressentir des douleurs qui l'empêchent de se lever.

Pour sa part, Theresa Spencer est affaiblie, mais est capable de marcher quotidiennement avec ses amis et ses partisans.

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