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L'ancienne agente de probation de Karl McKay dit avoir sonné l'alarme

La petite Phoenix Sinclair n'avait que cinq ans lorsqu'elle est morte des suites de maltraitance.

La petite Phoenix Sinclair n'avait que cinq ans lorsqu'elle est morte des suites de maltraitance.

Photo : Commission d'enquête

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chef du personnel de l'Ordre des travailleurs sociaux du Manitoba affirme avoir envoyé un avertissement aux Services à l'enfant et à la famille du Manitoba au sujet de Karl McKay, avant le décès de la petite Phoenix Sinclair.

Miriam Browne a dit à la commission d'enquête sur la mort de Phoenix Sinclair mercredi avoir rencontré Karl McKay une fois en 1999, alors qu'il était en probation pour avoir agressé sa conjointe. Mme Browne était à ce moment agente de probation.

Elle soutient qu'il lui a fait peur. « C'était bien possible qu'il devienne violent dans le bureau. Je me suis sentie intimidée physiquement », a-t-elle déclaré.

« J'ai été agente de probation pendant 12 ans et c'était inhabituel de me sentir en danger », a-t-elle ajouté.

Mme Browne a transféré le dossier à l'équipe d'agents pour les cas à risques élevés et n'a plus eu de contact avec Karl McKay.

Elle a également envoyé une lettre aux services sociaux de Winnipeg pour les mettre en garde de l'attitude violente de l'homme et du risque potentiel qu'il représentait pour sa conjointe, Samantha Kematch et sa fille, Phoenix Sinclair.

« Ce n'était pas quelque chose que je faisais pour la plupart des dossiers. C'est ce qu'on fait quand on a de véritables craintes et je pense que les craintes étaient bien exposées dans la lettre », a-t-elle expliqué.

Plainte de surcharge de travail

En 2006, maintenant au service de l'Ordre des travailleurs sociaux, elle dit avoir reçu une lettre de 10 employés du service à l'enfance de Winnipeg déplorant la surcharge de travail et la complexité des cas. « Nous sommes épuisés et troublés à propos de notre réponse collective aux enjeux de protection des enfants », écrivaient-ils.

Comme seulement deux des signataires faisaient partie de l'Ordre : « Nous n'avons pas vu ça comme étant de notre rôle », a dit Mme Browne.

La directrice de l'école où Phoenix était inscrite témoigne

Angeline Ramkissoon a affirmé que Samantha Kematch s'est rendue à l'école Wellington le 30 août 2004 pour y inscrire Phoenix.

La mère a laissé vides plusieurs cases sur des formulaires lui demandant des informations sur sa fille, notamment sur ses peurs.

Selon les registres de l'école, la petite ne s'est pas présentée à l'établissement pour bon nombre de jours et il est devenu clair par la suite qu'elle n'y était jamais allée.

« Il n'y avait pas de raison de croire qu'elle n'était pas retournée dans la réserve, parce que c'est une pratique courante, surtout à l'âge de 4 ans », a affirmé la directrice.

Mme Ramkissoon ajoute que les services sociaux ont communiqué avec elle un an plus tard, à la recherche de la petite.

Après la mort de Phoenix, elle soutient avoir instauré une politique pour mieux suivre les jeunes enfants dans le cas où ils ne se présentent pas à l'école.

Phoenix Sinclair est morte en 2005 des suites de maltraitance. Elle avait cinq ans. Son corps a été retrouvé enterré neuf mois plus tard. Samantha Kematch et Karl McKay ont été condamnés pour meurtre au premier degré en 2008.

Lettre de Miriam Browne au sujet de Karl McKay (Nouvelle fenêtre)

Lettre des travailleurs sociaux au sujet de la surcharge de travail (Nouvelle fenêtre)

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