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Gatineau va répertorier tous les édifices qui pourraient avoir de l'amiante

Le Centre de services de Masson-Angers contient de l'amiante.

Radio-Canada

La Ville de Gatineau procédera à un inventaire complet de tous ses édifices qui pourraient contenir de l'amiante. La décision a été prise après que des employés municipaux ont été exposés au matériau il y a quelques semaines.

Plusieurs édifices de la Ville de Gatineau construits avant les années 1980, pourraient contenir de l'amiante. La Ville dit effectuer des analyses avant de faire des travaux dans un bâtiment qui pourrait être contaminé. Cependant, un événement survenu récemment à Masson-Angers semble indiquer que ce n'est pas toujours le cas.

Le porte-parole du syndicat des employés municipaux, Denis SavardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le porte-parle du syndicat des employés municipaux, Denis Savard

Selon le porte-parole du syndicat, Denis Savard, des travaux ont été effectués dans un édifice où se trouvait de l'amiante. Des analyses ont démontré que les tuiles du plafond contenaient le matériau interdit en raison de sa toxicité.

Le syndicat et la Ville se sont rencontrés à la suite de la fermeture du chantier par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).

L'inventaire qui sera effectué est une opération qui coûtera cher, mais le syndicat estime qu'il est essentiel que les travailleurs savent où il y a de l'amiante dans les bâtiments municipaux.

Le chef d'Action Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin se réjouit du fait qu'une liste sera créée. « Premièrement, ça va rassurer les employés. Et en plus, il y a un coût à vivre ce qu'on a vécu, on un centre de service qu'on a dû évacuer parce qu'on a fait des travaux et qu'on s'est aperçu qu'il y en avait », affirme-t-il.

La Ville se veut rassurante

Alors que la Ville et le syndicat s'entendent sur les moyens à prendre dans le futur pour éviter l'évacuation d'un chantier, les deux partis n'ont pas la même appréciation du risque encouru par les employés municipaux.

Le porte-parole de la Ville, Alain d'Entremont assure qu'aucun travailleur n'a été exposé à des contaminants qui pourraient nuire à sa santé.

Le syndicat croit de son côté qu'aussitôt qu'une personne est mise en contact avec l'amiante, la santé de cette dernière est mise à risque. Il demande des ressources afin que les employés touchés puissent être vus par un médecin.

Le deux partis doivent déterminer qui fera partie du comité responsable d'évaluer la nouvelle procédure.

Avec le reportage de Mathieu Lacombe

Ottawa-Gatineau

Société