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Bas-Saint-Laurent : succès pour un projet-pilote de biométhanisation à Rimouski

La Ferme Cotopierre de Rimouski

La Ferme Cotopierre de Rimouski

Radio-Canada

Un projet-pilote de biométhanisation

Une ferme de Rimouski produit de l'énergie à partir du lisier de vache, grâce à un projet-pilote de biométhanisation.

La ferme Cotopierre a tenté l'expérience à l'aide de GMI, une entreprise formée de chercheurs et d'ingénieurs.

Le lisier des 300 vaches de la ferme a d'abord été collecté. Il a ensuite été transformé par le procédé de biométhanisation. Il s'agit d'un procédé plutôt simple: des centaines de bactéries digèrent le lisier dans une cuve fermée, sans oxygène, et chauffée à 37 degrés Celsius.

La cuve qui permet le processus de biométhanisationAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La cuve qui permet le processus de biométhanisation

On obtient ainsi du gaz composé principalement de méthane. Une fois purifié, ce biogaz produit du carburant qui peut être utilisé pour la machinerie de la ferme.

Un tel projet doit permettre de réduire les frais d'opération d'une ferme en utilisant du méthane comme carburant, plutôt que du diesel.

« Avec une ferme comme celle-ci, qui comporte une vingtaine d'équipements agricoles, comme des tracteurs, des moissonneuses, etc., ça représente un budget assez substantiel, peut-être une cinquantaine de milliers de dollars par année d'opération au niveau du fuel », explique le vice-président de GMI, Gabriel Malfolini.

Une double utilisation

Une fois utilisé, le lisier de vache peut même être retourné dans les champs où il sert de fertilisant biologique, et ce, sans odeur nauséabonde.

« Je pense que ça vaut la peine de regarder ça comme il faut, la faisabilité. Des entreprises comme nous autres, de grosseur moyenne, il y en a beaucoup dans la région. Et pourquoi ce ne serait pas adapté à des entreprises encore un peu plus petites? », demande le propriétaire de la ferme Cotopierre, Ghislain St-Pierre.

Je trouve qu'on est sur une voie prometteuse parce qu'on vise quelque chose à l'échelle humaine. Cette expérience-là peut se répéter sur toutes les fermes qui ont suffisamment de vaches pour justifier l'investissement si on veut.

Gabriel Malfolini, vice-président de GMI

Afin de rendre l'opération plus efficace, le système de biométhanisation pourrait même être enfoui, ce qui permettrait de le faire fonctionner toute l'année.

D'après le reportage de Paul Huot

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