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L'Université d'Ottawa reviendra à la charge pour la désignation en français

Le pavillon Tabaret de l'Université d'Ottawa (vue de côté).

Le pavillon Tabaret de l'Université d'Ottawa (vue de côté).

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Université d'Ottawa reste déterminée à obtenir une désignation en vertu de la Loi sur les services en français (LSF), même si le gouvernement ontarien a rejeté sa demande.

En juin dernier, le sénat de l'établissement bilingue avait mandaté le recteur pour qu'il demande à la province de placer l'Université sous la protection de la LSF.

Cette mesure aurait inclus les services aux étudiants et les programmes de premier cycle, mais n'aurait pas touché aux programmes de deuxième et de troisième cycle.

Le gouvernement ontarien renvoie l'Université d'Ottawa faire ses devoirs, n'acceptant pas certains termes de la demande. Ainsi, l'établissement d'enseignement souhaitait revoir tous les quatre ans les programmes inclus dans la désignation en français.

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, explique qu'un tel pouvoir revient « au lieutenant-gouverneur [de l'Ontario] en conseil. »

Lorsqu'on demande une désignation, c'est permanent. On ne peut pas dire: "On demande une désignation pour les prochains quatre ans." [...] Si on veut révoquer cette désignation-là, il y a un processus à suivre.

Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux Affaires francophones
La ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur (archives).Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur

Si « l'Université d'Ottawa décide qu'elle n'offre plus le cours désigné [prévus par] la loi, elle doit tout d'abord avoir un règlement au Sénat et communiquer avec le ministère de la Formation et des Collèges et Universités qui en informe l'Office des affaires francophones », explique la ministre Meilleur.

Malgré ce refus, l'établissement d'enseignement compte reprendre la démarche.

Il se dit par ailleurs ravi « que le gouvernement de l'Ontario accueille favorablement la demande de désignation des services administratifs, reconnaissance fondamentale du caractère bilingue de l'Université. », peut-on lire dans une déclaration écrite.

La ministre Meilleur se dit « très heureuse » de cette attitude. Elle compte accompagner l'université dans ce processus avec son collègue John Milloy, ministre de la Formation et des Collèges et Universités.

Madeleine Meilleur reconnaît que cette démarche n'est pas aussi facile que pour le Collège Boréal ou la Cité collégiale qui sont des collègues francophones. « Lorsque c'est une université ou un collège bilingue, c'est un peu plus complexe », estime-t-elle.

Mardi, le conseil d'administration de la Cité collégiale a déposé une demande officielle de désignation en vertu de la Loi sur les services en français (LSF).

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