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Mine de Tumbler Ridge : les syndicats veulent empêcher l'arrivée de travailleurs chinois

Une douzaine de mineurs chinois sont arrivés à Tumbler Ridge en C.-B. où ils étudient l'anglais pour pouvoir travailler dans la mine de charbon de Murrey River.

Radio-Canada

Des syndicats de la Colombie-Britannique seront de retour devant la justice cette semaine pour tenter d'empêcher un groupe de travailleurs étranger de venir travailler dans la nouvelle mine de charbon souterraine de Murray River, près de Tumbler Ridge.

Ils contestent les permis de travail octroyés à plus de 200 travailleurs chinois qui ont été embauchés pour effectuer du travail spécialisé dans une mine du nord de la province.

Les syndicats qui représentent des opérateurs d'engins de construction et des travailleurs spécialisés de la construction (International Union of Operating Engineers et Construction and Specialized Workers' Union) demandent à la Cour fédérale d'infirmer la décision d'Ottawa de permettre à HD Mining International de faire venir des mineurs de Chine.

Une douzaine de mineurs chinois sont déjà arrivés

Une douzaine de ces travailleurs sont déjà arrivés à Tumbler Ridge et y étudient l'anglais dans un collège de la communauté. Huizhi Li, 24 ans, est l'un d'entre eux. Il a hâte d'avoir une nouvelle vie au Canada. « Je veux me faire plus d'amis canadiens et aussi faire de l'argent », a-t-il déclaré.

Pour sa part, HD Mining International croit pouvoir satisfaire les critères pour faire venir les mineurs chinois au Canada et affirme que le projet minier de 300 millions de dollars serait durement touché si le gouvernement retire les permis de travail octroyés.

Peu d'intérêt pour les travailleurs canadiens

Trevor Wilhelmsen, un résident de Tumbler Ridge, explique qu'il a posé sa candidature pour travailler dans la nouvelle mine. Il dit avoir obtenu une entrevue d'emploi qui n'a duré que quelques minutes et n'a rien donné. Il affirme que la compagnie n'avait pas du tout l'air de souhaiter l'embaucher.

« Je suis convaincu qu'il y a plein de gens au Canada, en Colombie-Britannique ou dans l'Est, qui pourraient faire le travail et qui n'ont pas eu la chance [de se faire valoir] », dit Trevor Wilhelmsen.

Une injonction pour empêcher le reste des travailleurs de venir

Vendredi dernier, la cour a ordonné à la compagnie HD Mining International de remettre aux syndicats tous les documents liés à leur campagne de recrutement, y compris les annonces publiées pour tenter de recruter des Canadiens.

Charles Gordon, l'avocat qui représente les syndicats et curieux de voir ce qu'il y trouvera.

« Nous attendons toujours des documents qui pourraient nous donner de l'information au sujet des Canadiens qui ont posé leurs candidatures pour les postes affichés et sur leurs qualifications », explique maître Gordon. « Cela nous permettra de voir s'ils auraient dû obtenir les postes ».

Il ajoute que la prochaine étape sera de demander une injonction qui pourrait empêcher le reste des travailleurs embauchés par HD Mining International de venir au Canada.

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