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Le mandarin serait obligatoire dans une mine en C.-B.

Casques de mineurs

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une compagnie minière, qui est dans la ligne de mire de deux centrales syndicales en raison de son intention d'embaucher 201 employés chinois en Colombie-Britannique, aurait indiqué que le mandarin est une langue requise pour obtenir son visa de travailleur étranger temporaire, selon des documents déposés en cour, vendredi.

La Cour fédérale entend la cause de l'International Union of Operating Engineers et de la Construction and Specialized Workers Union qui contestent la légitimité de la minière HD Mining d'embaucher des travailleurs étrangers plutôt que des Canadiens.

Les syndicats demandent que les permis de travail soient révoqués.

Parmi les documents rendus publics, on retrouve une demande d'application concernant l'impact sur le marché du travail de Ressources humaines et Développement des compétences Canada.

Il s'agit d'une demande du ministère fédéral pour évaluer la nécessité pour une entreprise de recruter des travailleurs étrangers plutôt que des Canadiens pour forer la mine de charbon de Murray River.

Engager des spécialistes chinois

Dans la case intitulée langue requise, la compagnie a écrit : les travailleurs chinois parleront chinois au sein de leur équipe de travail et recevront des cours d'anglais dans le cadre du plan de transition.

Sa direction allègue que les Canadiens n'ont pas l'expertise pour faire le travail, c'est pourquoi elle aurait prévu former des gens d'ici en engageant des spécialistes chinois des mines.

La compagnie HD Mining est un partenariat formé de la société chinoise Huiyong Holding Group, qui détient 55 % des parts, et de la minière canadienne Dehua International Mines Group Inc.

L'avocat représentant les syndicats, Charles Gordon, allègue pour sa part que si les travailleurs chinois parlent le mandarin, ils ne seront pas équipés pour former des Canadiens.

Ottawa repense son programme

La controverse au sujet des mines a poussé le gouvernement fédéral à revoir son programme concernant les travailleurs étrangers temporaires.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique, quant à lui, mène sa propre enquête à propos d'allégations voulant que des recruteurs imposent des frais aux travailleurs chinois qui désirent travailler au Canada.


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