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Damas exclut d'utiliser des armes chimiques contre son peuple

L'armée syrienne intensifie ses bombardements dans le cadre d'une vaste offensive pour reconquérir des positions autour Damas.

L'armée syrienne intensifie ses bombardements dans le cadre d'une vaste offensive pour reconquérir des positions autour Damas.

Photo : AFP / STR

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement syrien n'utiliserait jamais d'armes chimiques contre sa propre population, même s'il en possédait, a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères. Pendant ce temps, sur le terrain, l'ONU rappelle son personnel non essentiel.

La Syrie n'en fera pas usage, « quelles que soient les circonstances, car elle est en train de défendre son peuple », a ajouté la même source.

Damas répond à une mise en garde de Washington, qui a évoqué « une ligne rouge » à ne pas franchir.

Ces déclarations surviennent au moment où le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, rencontre le président russe Vladimir Poutine à Istanbul pour discuter du dossier syrien, sur lequel ils ont des positions diamétralement opposées.

Cette rencontre intervient dans un contexte de tensions entre les deux pays, notamment après l'interception en octobre par Ankara d'un avion de ligne syrien en provenance de Moscou, soupçonné de livrer des armes à Damas.

Moscou, qui soutient le régime de Damas, ne voit pas d'un bon oeil la demande d'Ankara de déployer des missiles Patriot de l'OTAN le long de sa frontière avec la Syrie, déchirée depuis 20 mois par des violences. La Russie estime que cela augmenterait le risque de contagion du conflit.

Rencontre à Istanbul de Recep Tayyip Erdogan ( à droite) avec le président russe Vladimir PoutineAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rencontre à Istanbul de Recep Tayyip Erdogan ( à droite) avec le président russe Vladimir Poutine

Photo : AFP / TOLGA BOZOGLU

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, en a rajouté lundi en déclarant que le régime de Bachar Al-Assad pourrait tomber « à n'importe quel moment » face à une opposition qui ne cesse de gagner du terrain.

« Aujourd'hui il y a des combats dans Damas », et après vingt mois de violences dans ce pays « je pense qu'il va se passer quelque chose bientôt », a poursuivi Nabil Al-Arabi.

L'ONU rappelle son personnel non essentiel

Les conditions de sécurité s'étant beaucoup dégradées sur le terrain au cours des dernières semaines, les Nations unies ont annoncé lundi le retrait de tout leur « personnel international non essentiel » en Syrie.

« L'ONU va suspendre ses missions dans le pays jusqu'à nouvel ordre », a déclaré à l'Agence France-Presse le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky.

Selon un communiqué du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, les conditions de sécurité se sont à ce point détériorées en Syrie que toutes les sorties sur le terrain à l'extérieur de la capitale, Damas, sont suspendues jusqu'à nouvel ordre. Des agences ont aussi été évacuées de la ville d'Alep, où d'âpres combats se déroulent.

Selon l'ONU, ses travailleurs humanitaires ne disposent pas d'assez de véhicules blindés pour pouvoir circuler de façon sécuritaire dans le pays. Plusieurs convois d'aide humanitaire ont essuyé des tirs ou ont été attaqués lors d'affrontements entre les rebelles et les forces gouvernementales, rapporte l'ONU.

Au moins 8 travailleurs humanitaires de l'ONU et volontaires du Croissant-Rouge ont été tués en Syrie depuis le début de la guerre civile, il y a près de deux ans.

Damas accuse Al-Qaïda et Washington

Le régime syrien affirme lutter depuis mars 2011 « avec son peuple contre le terrorisme d'Al-Qaïda, qui est soutenu par des pays bien connus, dont le premier est les États-Unis ».

Lundi, Damas était de nouveau bombardée par l'armée régulière. Ces bombardements s'inscrivent dans le cadre d'une vaste offensive lancée jeudi pour reconquérir des positions autour de la capitale.

Selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui a recensé plus de 41 000 morts dans le pays en 20 mois de violences, 19 personnes ont été tuées.

À la frontière turque, au moins 12 personnes, dont huit rebelles, ont été tuées dans un raid aérien à Ras Al-Aïn, selon l'OSDH.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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