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Des chasseurs peinent à se soumettre à un nouveau règlement québécois

Un contrôle routier établi par des agents de protection de la faune du Québec, au pied du pont Long-Sault, reliant Hawkesbury et le village de Grenville.

Un contrôle routier établi par des agents de protection de la faune du Québec, au pied du pont Long-Sault, reliant Hawkesbury et le village de Grenville.

Photo : Denis Babin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nouvelles mesures pour prévenir l'introduction et la propagation de la maladie débilitante chronique (MDC) du cervidé au Québec ne font pas l'affaire de tous les chasseurs, particulièrement dans les régions frontalières comme l'Est ontarien.

Depuis le 1er janvier 2012, il est interdit d'importer des carcasses entières de cervidés au Québec. Les contrevenants peuvent se voir imposer une amende de 250 $.

Le nouveau règlement permet toutefois aux chasseurs de rapporter certaines parties de cervidés au Québec, soit de la viande désossée (sans morceau de colonne vertébrale ni de tête), de la peau et du cuir dégraissés ou tannés, des bois sans velours, de la calotte crânienne désinfectée, des dents ou toute pièce montée par un taxidermiste.

Des mesures semblables sont en vigueur dans plusieurs États américains.

La MDC, qui s'apparente à la maladie de la vache folle chez les bovins, s'attaque notamment aux chevreuils, aux orignaux et aux wapitis. Aucun cas de cette maladie dégénérative mortelle n'a encore été répertorié au Québec, mais les autorités ne veulent courir aucun risque. Rien ne laisse penser que cette maladie serait transmissible à l'humain.

Ces jours-ci, des agents de protection de la faune du Québec inspectent des véhicules en provenance de l'Ontario pour s'assurer que le règlement est respecté.

« La clientèle visée, effectivement, c'est autant les chasseurs ontariens qui récoltent un cerf en Ontario et qui veulent le faire débiter au Québec, que les chasseurs du Québec qui décident d'aller récolter un cerf en Ontario et qui veulent le ramener au Québec », explique Stéphane Desfossés, agent de protection de la faune.

Toutefois, beaucoup de chasseurs ontariens et québécois ignorent la nouvelle réglementation.

Jean-Marc Veilleux, boucher de Grenville-sur-la-Rouge, spécialisé dans le débitage de gibier
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Jean-Marc Veilleux, boucher de Grenville-sur-la-Rouge, spécialisé dans le débitage de gibier

Photo : Denis Babin

Jean-Marc Veilleux, qui exploite une boucherie spécialisée dans le débitage de gibier à Grenville-sur-la-Rouge du côté québécois, près de Hawkesbury, a constaté le phénomène.

« Il y en a certains qui se sont rendus ici, sur place, de bonne foi, pensant que tout était correct. Sauf que moi, je les ai retournés en leur disant qu'ils n'étaient pas corrects », explique M. Veilleux, qui a ainsi perdu une partie de sa clientèle ontarienne.

D'après un reportage de Denis Babin

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