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RDC : les rebelles doivent quitter Goma pour discuter, selon Kabila

Des Congolais réfugiés dans un camp près de la ville de Goma, toujours aux mains des rebelles
Des Congolais réfugiés dans un camp près de la ville de Goma, toujours aux mains des rebelles Photo: AP/Jerome Delay
Radio-Canada

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) ne négociera pas avec les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) avant que ceux-ci ne se soient retirés de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu.

Le président de la RDC, Joseph Kabila, a rencontré des représentants des rebelles samedi, à Kampala en Ouganda.

Dimanche, il a affirmé être prêt à négocier, à condition que le M23 quitte Goma, dont il s'est emparé mardi. Il a toutefois ajouté que le début des discussions aurait lieu 48 heures après le départ de Goma, comme il a été décidé lors du sommet de samedi sur la situation congolaise qui réunissait les dirigeants de la région.

M. Kabila a spécifié qu'il serait alors prêt à écouter les revendications des membres du M23. Ceux-ci accusent notamment le gouvernement de Kinshasa de ne pas appliquer les clauses d'un accord de paix datant de mars 2009, qui prévoyaient l'intégration de rebelles dans l'armée.

L'Union africaine dans la balance

Le président congolais Joseph Kabila lors de son arrivée au sommet de KampalaLe président congolais Joseph Kabila lors de son arrivée au sommet de Kampala Photo : AFP / Peter Busomoke

Le sommet de samedi, qui s'est tenu dans la capitale ougandaise, a permis de dégager un plan d'action pour les pays de la région, mais aussi pour l'Union africaine (UA). L'organisation appelle les rebelles à se conformer aux décisions prises à Kampala afin de faciliter une sortie de crise.

La présidente de l'UA, Nkosazana Dlamini Zuma, a félicité le gouvernement congolais pour son ouverture face aux revendications du M23 et demandé à celui-ci de faire son bout de chemin. Dans leur déclaration finale, les participants au sommet réclament notamment que le M23 se retire de Goma afin que des arrangements de sécurité puissent être pris sur le terrain.

L'UA s'est également dite préoccupée par la « situation humanitaire sur le terrain et les abus commis contre la population civile ».

Les provinces des Nord et Sud-Kivu sont le théâtre de conflits quasiment ininterrompus depuis le début des années 1990, en raison de leurs richesses en ressources minières et agricoles, que se disputent le gouvernement congolais, divers mouvements rebelles et les pays voisins, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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