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Comment les très jeunes enfants vivent avec le diabète juvénile

La petite Coralie, quatre ans, a le diabète juvénile depuis l'âge de 13 mois.

La petite Coralie, quatre ans, a le diabète juvénile depuis l'âge de 13 mois.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le diabète juvénile est une réalité pour beaucoup d'enfants en Outaouais. Au moins 90 tout-petits sont atteints de cette maladie à la clinique de pédiatrie de Gatineau.

C'est le cas de la petite Coralie, de L'Ange-Gardien, qui vit avec le diabète depuis l'âge de 13 mois.

Elle a maintenant quatre ans et sait déjà ce qu'il faut faire pour suivre l'évolution de son taux de sucre dans le sang. Dix fois par jour, elle se fait piquer le doigt et reçoit sa dose quotidienne d'insuline à l'aide d'une pompe installée sur son ventre.

Jusqu'à 13 mois, Coralie était un bébé comme les autres. Elle marchait et se développait normalement, puis Coralie a arrêté de marcher et son humeur a changé.

D'autres signes ne trompaient pas. « Elle avait tous les signes d'une personne diabétique, mais on n'a jamais remarqué que ça serait ça, parce qu'à 13 mois ce n'est pas normal », se rappelle son père, Alain Gilbert.

Le diagnostic est finalement tombé. Les parents étaient sous le choc, puisque personne dans leur famille n'avait d'antécédents.

« Peu importe si on trouve la raison exacte, ça ne changera rien. On doit apprendre à vivre avec. »

— Une citation de  Alain Gilbert, père de Coralie

La maladie a imposé une surveillance continue de la part des parents. « On doit être à l'affût à tout moment. Même la nuit, on doit se lever pour aller faire des [tests de sang] pour vérifier est-ce qu'elle est en hypoglycémie ou en hyperglycémie », explique la mère Sonia St-Louis.

Les parents doivent également surveiller l'alimentation de leur fillette et s'ajuster en fonction de ses goûts.

« [À l'hôpital, on nous dit] tu fais du mieux que tu peux, mais tu ne peux pas viser la perfection tout le temps. C'est bien beau de dire ça. Mais comme parent, tu veux la perfection. »

— Une citation de  Alain Gilbert, père de Coralie

Dernièrement, Coralie a représenté les jeunes diabétiques de la région à un match des Alouettes pour recevoir un chèque de 10 000 $ destiné au Fond pour enfants diabétiques de l'Outaouais. De tels encouragements font aussi du bien au moral des parents.

À l'automne 2013, Coralie entrera à l'école. La commission scolaire au Coeur-des-Vallées a un protocole pour les enfants diabétiques, ce qui rassure les parents.

Ils ont également constaté que les responsabilités entourant la maladie de Coralie ont fait en sorte qu'elle a développé une plus grande maturité que les autres enfants de son âge.

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