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Soins aux réfugiés : Brad Wall ne comprend pas la décision d'Ottawa

Radio-Canada

Le premier ministre de la Saskatchewan ne comprend pas la décision d'Ottawa de refuser un traitement en chimiothérapie à un demandeur de statut de réfugié atteint de cancer.

« C'est incroyable. Cette décision [sur les soins aux réfugiés] prise par le fédéral a un impact sur les gens les plus vulnérables », mentionne Brad Wall.

L'homme est arrivé à Saskatoon il y a plusieurs mois après avoir fui un pays du Moyen-Orient. Peu après son arrivée, il a commencé à souffrir de douleurs abdominales et a appris qu'il était atteint d'un cancer.

Une soeur qui a pris soin du malade estime qu'il vit déjà suffisamment de stress. « La quantité de stress et d'anxiété qui s'ajoute à cette situation est affreuse », soutient la soeur Carol Boorison.

Une situation frustrante, selon le ministre de la Santé

Mercredi, le ministre de la Santé de la Saskatchewan, Dustin Duncan, a dit que l'homme avait déjà commencé à recevoir son traitement, lorsque la Saskatchewan Cancer Agency a appris que le gouvernement fédéral n'allait pas payer la facture.

Il dit que la situation est frustrante pour les provinces, qui même plusieurs mois après l'implantation des changements, ne comprennent toujours pas ce qui est encore couvert.

En attendant, il déplore la confusion, mais ajoute que le gouvernement provincial a décidé de couvrir les coûts de la chimiothérapie de l'homme.

Changements au programme fédéral de santé intérimaire

Le printemps dernier, Ottawa avait annoncé des changements au Programme fédéral de santé intérimaire, qui couvre temporairement les frais médicaux de certains immigrants ayant besoin d'aide pendant la période d'établissement au Canada, en attendant qu'ils soient admissibles au régime d'assurance de soins médicaux de la province.

En raison de ces changements, certains réfugiés ont vu leur couverture dentaire, oculai et pour les médicamentsre être en partie coupées. De plus, ceux dont les demandes de statut de réfugié sont refusées et ceux qui viennent de pays sur une liste non définie de pays « sécuritaires » auront seulement le droit de recevoir des soins de santé si leur état est jugé dangereux pour la santé ou la sécurité du public.

Le gouvernement fédéral a dit espérer que ces changements allaient dissuader les gens de faire des fausses demandes et s'assurer que ceux recherchant frauduleusement refuge au Canada ne pourront pas profiter du système de santé canadien.

Cependant, selon M. Duncan, la confusion règne.

Il dit que la situation est frustrante pour les provinces, qui même plusieurs mois après l'implantation des changements, ne comprennent toujours pas ce qui est encore couvert.

Le gouvernement provincial a depuis décidé de couvrir les coûts de la chimiothérapie de l'homme.

Avec les informations de La Presse canadienne

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