•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fin des arguments finaux au procès contre Rob Ford

Audience au procès de Rob Ford pour diffamation

Audience au procès de Rob Ford pour diffamation

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les deux parties ont maintenant terminé la présentation de leurs arguments finaux au procès en diffamation de 6 millions de dollars contre le maire de Toronto. Un restaurateur le poursuit pour 6 millions de dollars, affirmant que M. Ford l'a lié faussement à de la corruption à l'Hôtel de Ville.

La controverse porte sur le renouvellement par le conseil municipal, sans appel d'offres, du bail de George Foulidis pour l'exploitation d'un restaurant en bordure du lac Ontario. M. Ford, alors qu'il était candidat à la mairie en 2010, a affirmé que c'était un cas de « corruption ».

En cour vendredi dernier, M. Ford a témoigné à nouveau que le contrat « sent mauvais » et que la police devrait enquêter.

Brian Shiller, l'avocat du propriétaire du Boardwalk Café a rejeté à nouveau ces allégations en cour lundi dans sa plaidoirie finale. Il a souligné que la Défense n'avait fourni aucune preuve pour étayer cette thèse de la corruption. Par exemple, la Défense n'a fait comparaître aucun témoin relativement aux soupçons du maire liés au fait que des proches et le chef cuisiner de M. Foulidis avaient contribué à la caisse électorale de l'ex-conseillère municipale locale, Sandra Busin.

Me Shiller a aussi expliqué que le conseil municipal avait débattu du bail à huis clos à l'époque, parce que les élus traitaient notamment de renseignements commerciaux et que le plaignant « ne voulait pas que ça tombe dans les oreilles de ses concurrents ».

L'avocat a ajouté que M. Ford était absent lorsque le conseil municipal a tenu un vote sur le contrat controversé, alors qu'il était à l'Hôtel de Ville ce jour-là. Me Shiller a demandé en cour pourquoi le maire n'avait-il pas voté, alors qu'il dénonçait l'entente sur la place publique.

« C'est de l'opportunisme, dit-il, sans aucun fondement (allégations de corruption) ».

Selon Me Shiller, M. Ford se servait du contrat simplement pour tenter se faire élire à la mairie.

Pas nommé

L'avocat de M. Ford, Me Gavin Tighe, a soutenu la semaine dernière que son client n'avait jamais nommé le plaignant dans ses propos en 2010 (parlant plutôt de sa compagnie) et qu'il ne pouvait donc pas être coupable de diffamation à son endroit. Il a ajouté qu'il s'agissait de commentaires légitimes qui relevaient de la liberté d'expression.

L'avocat a aussi tenté de miner la crédibilité du plaignant, soulignant que M. Foulidis et sa famille avaient été reconnus coupables de fraudes dans le passé en matière d'assurances.

Pour le maire, il s'agit d'un troisième cas de démêlés avec la justice depuis son élection, il y a deux ans. En plus de cette poursuite en diffamation, un juge doit bientôt rendre son verdict relativement à des allégations de conflits d'intérêts visant M. Ford. Les dépenses électorales du maire ont également fait l'objet d'une bataille devant les tribunaux.

Une manifestation pour la démission du maire

Une vingtaine de Torontois ont manifesté mardi midi devant l'Hôtel de Ville pour demander la démission du maire Rob Ford.

Ces protestataires se disent outrés par les scandales à répétition impliquant M. Ford ainsi que par son manque de leadership et ses absences répétées de réunions municipales.

Ses critiques l'ont qualifié de maire à temps partiel, parce qu'il s'est absenté de réunions du conseil municipal et du comité exécutif en raison de ses activités d'entraîneur bénévole de football.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !