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De la drogue contre des faveurs sexuelles

L'établissement Grand Valley
Radio-Canada

Un garde de la prison pour femmes Grand Valley, à Kitchener, est soupçonné d'avoir échangé avec au moins une détenue de la drogue contre des faveurs sexuelles.

D'après des informations de CBC, la direction de la prison aurait suspendu le garde en question; elle mènerait une enquête interne à la suite de plaintes anonymes.

Ce n'est pas la première fois que la prison Grand Valley fait les manchettes. C'est dans cette institution qu'Ashley Smith, âgée de 19 ans, est morte étouffée en 2007.

Demande d'enquête indépendante

L'Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry (ACSEF), un organisme qui vient en aide aux femmes aux prises avec le système de justice pénale, prend ces allégations très au sérieux. La directrice affirme avoir entendu parler de ce problème par trois personnes différentes.

L'organisme a d'ailleurs alerté le Bureau de l'enquêteur correctionnel au début du mois de novembre. Mais l'Association demande une enquête indépendante, de crainte que la direction de la prison ne minimise la gravité des allégations et se contente de les traiter avec de simples mesures disciplinaires.

Pour la directrice de l'ACSEF, certaines détenues pensent peut-être que des relations sexuelles avec des gardes peuvent être considérées comme des relations entre personnes consentantes. Mais la relation d'autorité qui existe entre prisonniers et employés de la prison augmente grandement les risques d'abus.

Tout comme le Syndicat des agents correctionnels du Canada, Service correctionnel du Canada a refusé de commenter le dossier pour ne pas nuire à l'enquête interne qui est en cours.

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