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Michael Applebaum assermenté

L'assermentation de Michael Applebaum

L'assermentation de Michael Applebaum

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le maire intérimaire élu, Michael Applebaum, a été assermenté à l'hôtel de ville de Montréal, lundi matin, par le greffier de la ville, Yves Saindon. L'opposition est rassurée, mais attend des résultats. L'Institut de développement urbain du Québec appuie le maire Applebaum.

Michael Applebaum a été élu par une faible majorité de deux voix, vendredi dernier, au cours d'une assemblée du conseil municipal. Il a réussi à rallier les forces de l'opposition pour battre - 31 voix contre 29 - son adversaire issu du parti au pouvoir Union Montréal, Richard Deschamps.

La lutte entre les deux aspirants à la mairie a provoqué une vague de démissions au sein du parti Union Montréal, qui a même perdu sa majorité au conseil municipal dans la foulée de cette saignée.

M. Applebaum a déjà indiqué qu'il entendait annoncer d'ici jeudi prochain la formation du comité exécutif, qui sera formé par des membres de tous les partis politiques municipaux. M. Applebaum a confirmé qu'il allait diminuer la hausse de taxes de 3,3 % à 2,2 % et qu'il allait hausser la contribution de la Ville à la Société de transport de Montréal (STM) afin de minimiser la hausse des tarifs de la société.

Le nouveau maire intérimaire a concrétisé son engagement de rendre la politique de la Ville plus transparente en rendant publiques les sessions du comité exécutif. Celles-ci seront retransmises sur Internet, à l'exception des portions traitant de dossiers confidentiels.

Engagement envers les Montréalais

« Aujourd'hui, je vous prête serment [citoyens de Montréal], celui d'effacer cette tache sur notre Ville », a déclaré M. Applebaum au cours de son allocution après son assermentation. « Laquelle, je vous l'assure, n'est pas [indélébile]. Celui de vous consulter, car il est préférable de vous écouter plutôt que de me tromper. Oui, aujourd'hui, je vous prête serment. Celui de regagner votre confiance et de vous redonner votre ville. »

La suspension du processus d'octroi des contrats publics sera maintenue, à l'exception des travaux urgents, afin de s'assurer de l'intégrité du procédé. En ce sens, il estime que la loi 1 présentée par Québec est insuffisante pour assurer l'intégrité du processus d'attribution des contrats municipaux puisque la loi ne s'applique qu'aux contrats de plus de 50 millions de dollars, une situation qui constitue « une exception pour Montréal ».

M. Applebaum a déjà communiqué avec les ministres des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, et responsable de la métropole, Jean-François Lisée, à cet effet. Il leur a demandé de consulter les élus montréalais avant de procéder à des modifications de la loi. « Il faut que la loi soit modifiée pour ne pas paralyser Montréal », a-t-il précisé.

Il demande à Québec de faire une exception et de procéder à la vérification des 100 principales entreprises qui font affaire avec son administration afin de se prémunir contre la collusion et la corruption.

L'opposition rassurée, mais attend des résultats

La chef de Vision Montréal était ravie des engagements pris par M. Applebaum. « Je pense qu'il y a là une grande ouverture. Dorénavant, le comité exécutif va siéger en public et prendre toutes ces décisions en public », a souligné Mme Harel. « Il y aura beaucoup plus de transparence. »

Il y a une volonté de faire autrement, une volonté de faire différent. Moi, je l'ai dit souvent, ce n'est pas simplement de remplacer un maire, mais il faut commencer à ouvrir à une nouvelle façon de faire.

Louise Harel

La chef de Vision Montréal a, par ailleurs, confirmé que le prochain président du comité exécutif serait un membre de son parti, Laurent Blanchard.

Quant au chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, il a assuré M. Applebaum de sa collaboration et de celle de ses élus. « Nous avons l'obligation de réussir », a déclaré M. Bergeron. « Il nous faut rassurer la population, il nous faut travailler ensemble. »

Le candidat défait Richard Desjardins a affirmé que les principes mis de l'avant par M. Applebaum doivent se traduire par des actions concrètes au comité exécutif. « Essayer de nous présenter comme une petite formation politique, ce n'est pas la réalité », a déclaré M. Deschamps. « Je pense que si nous voulons refléter l'esprit de ce que M. Applebaum a dit depuis vendredi, il va falloir que ça se reflète dans la composition du comité exécutif et dans les autres postes qui sont offerts également. »

Les élus montréalais ont dû se choisir un nouveau maire en raison de la démission de l'ancien maire Gérald Tremblay, emporté dans la tourmente des allégations de corruption et de collusion entourant la commission Charbonneau.

Un appui des propriétaires et des gestionnaires immobiliers de Montréal

L'Institut de développement urbain du Québec (IDU) a salué l'élection de M. Applebaum et sa volonté de rassembler les élus montréalais de tous les horizons. Mais le groupe souhaite maintenant que la Ville aille de l'avant. « Nous faisons maintenant appel au sens des responsabilités de tous les élus de Montréal pour que la Ville continue son développement. Les chantiers et travaux lancés ou en cours doivent se poursuivre, et le développement privé doit être soutenu par la Ville et ce, plus que jamais », a déclaré le président du conseil d'administration, Jacques Métivier.

La paralysie n'est pas une option.

Raymond C. Bouchard président et directeur général de l'IDU

Les ambitions de l'IDU pourraient se heurter à la volonté de M. Applebaum de maintenir la suspension des investissements en infrastructure tant que le processus d'octroi des contrats n'aura pas été assaini.

L'IDU regroupe des propriétaires, des gestionnaires et des promoteurs immobiliers de Montréal, oeuvrant principalement dans les secteurs des immeubles commerciaux, à bureaux, industriels et multirésidentiels. Ils gèrent un portefeuille avoisinant les 30 milliards de dollars.

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