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Des constats inquiétants au Sommet des États généraux de la francophonie d'Ottawa

Le journaliste Jean-Sébastien Marier a assisté à la première journée des États généraux de la francophonie d'Ottawa
Radio-Canada

Une centaine de représentants d'organismes communautaires et de citoyens ont fait part de leurs inquiétudes de voir le français en perte de vitesse dans la région de la capitale nationale.

Les participants au premier Sommet des États généraux de la francophonie ont d'abord souligné que le français est de moins en moins présent à l'Hôtel de Ville d'Ottawa. Ils ont notamment fait valoir qu'au cours de la dernière année, l'administration municipale n'a souvent rendu disponible que la version anglaise de certains documents.

Ce Sommet de la francophonie fait suite à une trentaine de consultations publiques auprès des francophones d'Ottawa.

Idées

D'ici la fin du sommet, les participants espèrent trouver des solutions pour raviver la place du français dans la ville.

Selon le président de l'Association des communautés francophones d'Ottawa, Bertin Beaulieu, une partie de la solution passe par l'affirmation. « Il faut que les francophones portent leurs culottes. On doit être là pour participer et être certain qu'on veut avoir des services francophones et que les gens le disent », a-t-il indiqué.

Aux dires de Catherine Corriveau qui étudie à l'école secondaire publique de La Salle, certains francophones sont parfois un peu refermés sur eux-mêmes. « C'est vraiment de sortir ce cette espèce de coquillage qui nous enferme, puis de toujours être là, présents, en français. Si on promeut notre langue, ça va s'améliorer », a-t-elle estimé.

Pour l'élève-conseiller du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario la promotion du français commence au foyer. « C'est l'unité qui fonde les quartiers, les communautés. C'est là où les francophones d'Ottawa devraient parler en français et devraient vraiment démontrer cette appartenance », a-t-il rappelé.

Environ quatre franco-ottaviens sur dix ne parlent pas français à la maison.

Ce premier Sommet des États généraux de la francophonie d'Ottawa se poursuit dimanche.

Les participants auront alors l'occasion de faire valoir leurs préoccupations au maire d'Ottawa Jim Watson, qui prononcera une allocution de clôture.

D'après un reportage de Jean-Sébastien Marier.

Ottawa-Gatineau

Société