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  • Exclusif
  • Les cols blancs de Sherbrooke attendent toujours le règlement de l'équité salariale

    Radio-Canada

    Les cols blancs de Sherbrooke attendent depuis 18 mois le remboursement des sommes qui leur sont dues à la suite du règlement sur l'équité salariale.

    Depuis 2005, des intérêts de 5 % par année s'accumulent sur le montant total. « Le paiement des intérêts et tout ça, j'aimerais bien l'avoir dans mes poches au lieu que ça dorme dans les coffres de la Ville », déplore une employée col blanc à la Ville de Sherbrooke, Lucie Trudel, qui attend près de 3000 $.

    Lucie Trudel travaille pour la Ville de Sherbrooke depuis 31 ans comme dessinatrice-illustratrice au service d'Infrastructure urbaine et de l'Environnement.

    « On se fait barouetter d'une date à l'autre. À la dernière assemblée générale, on s'est fait dire au printemps 2013. Mais le printemps 2013 finit le 21 juin. Est-ce qu'on va attendre jusqu'au 21 juin 2013? », se questionne-t-elle.

    En juin 2011, la Ville de Sherbrooke a conclu une entente avec ses cols blancs pour éliminer la discrimination salariale faite aux employés occupant un poste à prédominance féminine.

    Comme Lucie Trudel, près de 200 autres employés cols blancs attendent aussi d'être remboursés. « Je reçois aussi des courriels et des appels, entre 10 à 15 par semaine de gens qui veulent savoir s'ils seront payés bientôt et dans combien de temps », raconte le président du syndicat des fonctionnaires municipaux et professionnels de la Ville de Sherbrooke, Carl Veilleux.

    Les sommes totales dues dépassent 1,2 million $ et la facture ne cesse d'augmenter. Selon le syndicat, des intérêts de 5 % par année s'accumulent, et ce, depuis sept ans. À eux seuls, ils frôleraient le quart de million de dollars.

    « On a eu des promesses, des promesses verbales, des promesses écrites que ce serait payé à tel moment, à tel autre moment », dénonce le conseiller syndical à la Fédération indépendante des syndicats autonomes, Gaétan Desnoyers.

    La Ville de Sherbrooke réplique que la démarche comptable ne s'est amorcée qu'en février 2012 et que le calcul de l'équité est complexe. « L'équité remonte rétroactivement à 2001. Vous comprendrez que c'est un travail d'archéologie parce qu'il faut remonter les données des employés qui travaillaient pour les autres villes d'avant la fusion municipale. Donc, on est en train de constituer les données, de remonter tout ça. C'est un travail vraiment archéologique », explique le directeur des Ressources humaines à la Ville de Sherbrooke, Alain Duval.

    La Ville de Sherbrooke assure les cols blancs que le remboursement sera versé d'ici le printemps 2013.

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