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Le fossé se creuse entre le maire Labeaume et les syndicats de la Ville

Radio-Canada

La troisième rencontre entre le maire Labeaume et les représentants syndicaux de la Ville de Québec a pris fin jeudi sur une note discordante. Les syndicats ont fait savoir qu'ils veulent désormais discuter séparément de leurs régimes de retraite respectifs, mais le maire ne voit pas les choses du même oeil.

Le maire Labeaume, pour qui le déficit des régimes de retraite constitue une priorité, aimerait que les syndicats se réunissent pour une quatrième rencontre.

Or, ces derniers ont affirmé d'une seule voix après leur rencontre de jeudi qu'ils ne souhaitaient pas tenir une autre séance de discussions avec le maire. Les syndicats des cols blancs, des policiers, des pompiers, des professionnels et celui du personnel de direction estiment avoir fait le tour du jardin.

Selon Linda Bélanger, vice-présidente du syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec, les sujets qui devaient être abordés de façon commune l'ont été au cours des trois rencontres. « On a atteint la croisée des chemins, c'est clair là, on est rendu à un point où le reste se passe aux tables de négociations », affirme-t-elle.

Cependant, le maire Labeaume n'en démord pas. Il veut convaincre les syndicats qui représentent quelque 4000 employés municipaux de tenir une quatrième rencontre avant Noël pour discuter collectivement des régimes de retraite.

Le maire est convaincu que certains points, comme l'âge de la retraite, peuvent faire l'objet d'une discussion commune. Il veut faire parvenir une lettre aux syndicats pour les convaincre de l'importance de tenir cette quatrième rencontre.

Les absents

Le président de la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec, Bernard Lerhe, était absent des discussions jeudi. Le maire Labeaume, qui a critiqué récemment les propos jugés « alarmistes » tenus par M. Lerhe au sujet des compressions dans les effectifs policiers, a réagi à son absence.

« Je pense qu'il [Bernard Lerhe] a pris une bonne décision de ne pas être là, parce qu'il est dans un drôle d'état d'esprit et ça va être moins lourd ce matin. Je ne sais pas, on a de la misère à le suivre », a lancé le maire.

Quant au Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec, il a toujours refusé de participer aux trois rencontres proposées par le maire Labeaume.

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