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CJBR, 75 ans d'histoire (1937-2012)

La station radiophonique CJBR est inaugurée avec faste le 15 novembre 1937. Le Progrès du Golfe écrit alors que l'ouverture de CJBR représente pour la population « un fait prodigieux, le plus extraordinaire de notre histoire régionale et le plus magnifiquement réussi ».

Toute la ville de Rimouski est illuminée pour l'occasion. Les 6000 habitants et la population environnante sont conviés à de nombreuses festivités, dont un concert d'orgue à la cathédrale de Rimouski et une soirée de gala au Cinéma Cartier, avec plus de 25 artistes invités. L'événement est diffusé en direct sur les ondes de CJBR et retransmis dans tout le pays par les réseaux français et anglais de Radio-Canada.

Signe de l'importante implication sociale, religieuse et politique de Jules-A. Brillant, la cérémonie d'inauguration et de bénédiction des nouveaux studios voit défiler de nombreuses personnalités. Y assistent le ministre des Transports à Ottawa, C.G. Howe, le député de Rimouski au parlement canadien, le général sir Eugène Fiset, l'évêque de Rimouski, Son Excellence monseigneur Georges Courchesne, de même que le maire de Rimouski, James-J. Jessop.

Aucun compromis

Comme le précise Jules-A. Brillant à l'occasion de son discours inaugural, tout a été mis en oeuvre pour garantir la réussite de cette entreprise :

« (...) Notre station radiophonique est au centre de la ville de Rimouski. Les plans ont été préparés par l'architecte bien connu, Héliodore Laberge de Québec. Rien n'a été négligé : ses salles d'émissions munies des plus récentes découvertes possèdent un système d'amplification Marconi, dessiné et construit pour les postes de radio, et dont CJBR est un des premiers à être doté.

Notre équipement de transmission est un émetteur Marconi de 1000 Watts, ce qui nous permet de couvrir une grande distance (...). Nous pouvons assurer une réception parfaite et conserver à la musique et à la voix leur tonalité originale (...).

L'organisation et la construction de ce poste radiophonique ne s'est pas réalisé (sic) par de simples conversations ou des gestes platoniques. Il a fallu AGIR et débourser la forte somme. La Compagnie de pouvoir, consciente de ses responsabilités, en a seule assumé le coût total. » (1)

Maître d'oeuvre officiel des opérations, La Compagnie de pouvoir du Bas-Saint-Laurent accueille les studios de radio et de télévision de CJBR dans ses locaux de la rue Saint-Jean à Rimouski. Les installations de CJBR sont techniquement bien outillées pour l'époque. En plus de disposer d'un bon émetteur et d'une régie à la fine pointe de la technologie, CJBR possède deux vastes studios dont l'acoustique permet de présenter des récitals de piano et d'accueillir des ensembles musicaux et des chorales.

Diffusant à l'origine à la fréquence 1030 kHz sur la bande AM, l'émetteur de CJBR dispose d'une puissance de 1000 W. La situation géographique de l'antenne, à proximité du fleuve Saint-Laurent à Rimouski, favorise la puissance d'émission et la propagation des ondes jusque sur la Côte-Nord.

Le poste CJBR s'établit rapidement comme un important maillon du réseau de stations affiliées de Radio-Canada. La Société, qui compte à peine une année d'existence en 1937, ne possède que deux stations en province (Chicoutimi et Québec) en complément de la station mère CBF à Montréal. Avec ses 1000 Watts, CJBR s'inscrit comme l'une des plus puissantes stations privées affiliées auxquelles Radio-Canada a recours pour étendre son réseau français au Québec.

Au tournant des années 1940, un changement au permis de CJBR et des modifications techniques amènent le passage à la fréquence 900 kHz. CJBR 900 demeurera en ondes pendant 60 ans sur cette même fréquence, qu'on qualifie d'une des meilleures disponibles sur la bande AM.

Des émissions pour tous les goûts

Dès son ouverture, CJBR se présente comme une station résolument régionale en offrant une voix aux talents locaux et en s'impliquant dans la promotion des dossiers d'ordre économique, social, culturel et sportif de la région. La programmation comprend des émissions qui s'inscrivent dans le respect des valeurs de l'époque. On met à contribution les institutions religieuses pour produire des programmes comme Prière du matin, L'heure du chapelet et Les faits catholiques.

La chorale du Séminaire de Rimouski, sous la direction de l'abbé Raoul Roy, profite d'une scène privilégiée avec Le quart d'heure du Séminaire, diffusé chaque semaine. Jusqu'au début des années 1950, les radio-romans réalisés en direct des studios de CJBR connaissent un grand succès.

Les auditeurs du Bas-Saint-Laurent peuvent également suivre les populaires romans-savons en provenance du réseau de Radio-Canada. C'est la belle époque de Rue principale (premier radio-roman diffusé par Radio-Canada), Un homme et son péché, Tante Lucille, La pension Velder, etc.

Le jeune public est aussi choyé avec des émissions comme Jeannot et Jeannette et Le théâtre des petits, dont l'animateur est nul autre que Jacques Brillant, le fils du fondateur de CJBR. Il occupera par la suite les fonctions de président et directeur général de CJBR de 1954 à 1969.

Guerre et prospérité

La période de la Seconde Guerre mondiale contribue fortement à asseoir la crédibilité et la réputation de la station CJBR. À l'heure de la guerre, la radio s'illustre par sa souplesse et sa spontanéité. Elle répond aux besoins de la population et des familles qui veulent être informées de l'évolution du conflit et qui attendent des nouvelles du front. De plus, les activités liées à la guerre ont un effet stimulant sur l'économie de la région qui se traduit par une augmentation de la population sur le territoire.

C'est à cette époque qu'on assiste à l'installation à Rimouski du camp militaire Canadian Army Training 55, surnommé le « Camp 55 », qui accueille jusqu'à 1200 militaires et recrues simultanément. Non loin de là, la 9e École de bombardement et de tir de Mont-Joli connaît une intense période d'activité et reçoit plus de 2200 étudiants et soldats. Soucieuse de bien servir son auditoire, la station CJBR offre aux militaires l'occasion de saluer leurs familles et d'exercer leurs talents musicaux dans le cadre de L'heure du soldat au Camp 55, une émission très populaire diffusée chaque semaine.

L'école des annonceurs

Durant la deuxième moitié des années 40, CJBR établit progressivement sa vocation comme école de Radio-Canada. De nombreux animateurs et journalistes viennent y effectuer leur apprentissage du métier avant d'accéder aux ligues majeures du réseau français de Radio-Canada.

La station CJBR voit alors défiler les Bernard Derome, Pierre Paquette, Pierre Nadeau, Jean Dumas, Louis Thibouthot, Miville Couture, Raymond Laplante, Michel Keable et bien d'autres. Ils profitent de l'expérience des artisans en place et de la tribune qui leur est offerte pour développer leur talent et devenir des éléments de haut calibre. Ils sont généreusement conseillés par des collaborateurs expérimentés comme Guy Ross, François Raymond, Fernand Rochon et Lisette Morin, ainsi que le coloré Sandy Burgess, qui jouit d'une sérieuse crédibilité dans le domaine de l'information au Québec.

Un territoire qui s'élargit

Dans le but d'améliorer la qualité de son signal et d'étendre sa couverture, CJBR 900 remplace en 1947 son émetteur de 1000 Watts par une nouvelle station de 5000 Watts. Il faudra attendre le 17 mai 1956 pour voir la puissance augmenter à 10 000 Watts. Le rayonnement de la station couvre alors la grande région de Rimouski et atteint la Vallée de la Matapédia. On peut capter CJBR vers l'ouest jusqu'à Rivière-du-Loup et au Témiscouata. Les ondes traversent aisément le fleuve Saint-Laurent pour atteindre la Haute-Côte-Nord et pénètrent même jusqu'au Saguenay.

Afin de mieux desservir la Vallée de la Matapédia, on procédera en octobre 1963 à l'inauguration de CJBM, un ré-émetteur de CJBR-AM situé à Causapscal. Cet émetteur sera par la suite cédé à CBGA Matane lors de l'acquisition de CJBR par Radio-Canada.

CJBR-FM

En novembre 1947, CJBR procède à l'implantation de nouveaux équipements qui permettent la diffusion sur la bande FM à la fréquence 101,5 MHz (en mono). La radio rimouskoise devient ainsi la première station privée à diffuser sur la bande FM au Québec. Le nouvel émetteur, installé sur la même tour que l'antenne AM, retransmet en modulation de fréquence l'intégralité des émissions de CJBR-AM.

Longtemps considéré comme un « à côté du AM », le FM devient autonome le 28 février 1959 lorsqu'on inaugure CJBR-FM, une station parallèle qui propose une programmation distincte, axée essentiellement sur la musique. Dotée d'un émetteur de 20 000 Watts, CJBR-FM complète en 1962 ses installations permettant la diffusion en stéréo. Ainsi, « sur un total de 63 heures de diffusion par semaine, CJBR-FM consacre 24 heures aux émissions en stéréophonie. De plus, une fois par mois, le poste diffuse une émission d'opéra en stéréo ». (2)

Pendant près de 30 ans, jusqu'à l'achat de la station par Radio-Canada en 1977, la totalité de la programmation de CJBR-FM est produite localement, dans les studios de Rimouski. C'est le discothécaire Lorenzo Michaud qui assume la responsabilité de la programmation musicale, où se côtoient le classique, le semi-classique, le jazz et l'instrumental.

L'arrivée de la télévision

Toujours friand de nouvelles technologies et désireux de bien servir la population, Jules-A. Brillant se lance en 1954 dans l'aventure de la télévision et ajoute à ses entreprises de communication la station CJBR-TV. Cette compagnie est alors détenue conjointement par les cinq enfants de Jules-A. Brillant. Les studios inaugurés le 21 novembre 1954 sont aménagés dans l'édifice Brillant à Rimouski. L'émetteur de télévision qui diffuse sur le canal 3 est installé sur le Pic Champlain, à Saint-Fabien.

À l'origine, la programmation de CJBR-TV se compose seulement de quelques émissions en direct. On diffuse surtout des programmes en provenance de Radio-Canada à Montréal, dont les bobines sont acheminées par la poste, souvent avec deux semaines de retard. En août 1957, CJBR-TV est raccordée par micro-ondes au réseau national de Radio-Canada et peut alors offrir des émissions en simultanéité avec les autres stations.

L'arrivée de la télévision provoque un important changement dans l'organisation du travail à CJBR. De nombreuses ressources provenant de la radio sont mises à contribution pour favoriser l'essor de ce nouveau média. C'est l'annonceur bien connu Guy Ross, arrivé à CJBR à la fin de 1937, qui devient présentateur du bulletin de nouvelles de 18 h 30, un rôle qu'il assumera pendant près de 20 ans.

En 1962, CJBR-TV installe une station de ré-émission à Edmundston pour desservir la population française du nord-ouest du Nouveau-Brunswick. La station satellite CJBR-TV 1 peut être captée sur le canal 13.

En mai 1964, CJBR quitte l'édifice de la rue Saint-Jean pour s'installer au 273 de la rue Saint-Jean-Baptiste Ouest, dans des locaux occupés jusque-là par un concessionnaire automobile. Ce déménagement offre l'occasion à CJBR de réorganiser ses opérations et permet l'aménagement de studios de télévision plus vastes et mieux adaptés aux besoins de production.

Comme bien des projets initiés par Jules-A. Brillant, CJBR-TV connaît beaucoup de succès et occupe une large part du paysage télévisuel bas-laurentien. La station conservera une position de monopole régional jusqu'à l'arrivée de CFER-TV en 1978.

L'aventure de Télémédia

La mainmise de la famille Brillant sur les télécommunications dans le Bas-Saint-Laurent prend fin en décembre 1969 avec la vente des installations à la compagnie Power Corporation. Le nouveau propriétaire cède rapidement ses intérêts rimouskois au réseau Télémédia, en novembre 1970.

Dès lors, la programmation de CJBR prend les nouvelles couleurs du réseau privé. N'étant plus affiliée à Radio-Canada, « CJBR 90 » propose maintenant une grille horaire qui se distingue nettement du contenu auquel les auditeurs sont habitués. Le style musical change, la présence publicitaire s'accroît et une nouvelle culture d'information s'installe avec « les nouvelles 15 minutes avant l'heure ».

On ne risque pas de manquer le célèbre slogan « Tout le monde le fait, fais-le donc » repris plusieurs fois l'heure. De nombreux artisans ne supportent pas le changement de style de l'entreprise et plusieurs employés sont remerciés ou quittent CJBR à cette époque.

Revoici Radio-Canada

Le 1er août 1977, la Société Radio-Canada se porte acquéreur des installations de CJBR. Une nouvelle ère commence, apportant elle aussi son lot de changement.

Radio-Canada veut profiter de l'occasion pour changer les lettres d'appel de CJBR en CBSL. La population se mobilise pour contrer cette intention. Une pétition est lancée et la Société fait volte-face.

La radio AM voit sa programmation adaptée au modèle « Radio-Canadien ». De nombreuses émissions proviennent maintenant du réseau, limitant la production locale à une trentaine d'heures par semaine. L'émission matinale Debout, c'est l'heure !, animée par Jean Brisson, qui tenait l'antenne depuis 22 ans, est retirée des ondes. On la remplace par une formule qui met l'accent sur l'information et la vie culturelle régionale.

CJBR-FM, dont la programmation était jusque-là demeurée autonome, fait désormais partie du réseau culturel de Radio-Canada. Une équipe de production à Rimouski alimente la Chaîne culturelle en émissions musicales, dramatiques et documentaires. CJBR-FM devient l'un des plus précieux collaborateurs du réseau en région.

Les opérations de la salle de rédaction de CJBR sont perturbées en 1980 par une importante grève des journalistes qui durera huit mois. Ce premier conflit de travail dans l'histoire de CJBR a lieu sous le règne de Radio-Canada alors que les journalistes souhaitent obtenir la sécurité d'emploi du personnel surnuméraire. Les opérations de la salle de nouvelles reprennent leur cours normal le 1er juillet 1981.

Le 5 décembre 1990, CJBR-TV met un terme à ses opérations lorsque la Société Radio-Canada décide de fermer toutes ses stations de télévision régionales au pays. La nouvelle provoque une onde de choc dans la région et le personnel de CJBR est atterré.

La radio passe du AM au FM

CJBR 900 AM entreprend son passage vers la bande FM en 1992 alors qu'on installe un émetteur diffusant à la fréquence 89,5 MHz au mont Bleu pour desservir le territoire de Rivière-du-Loup et du Témiscouata. Le transfert sur la bande FM est complété en août 2000 avec la mise en service d'un nouvel émetteur au pic Champlain qui irradie la région de Rimouski et de la Haute-Côte-Nord à la fréquence 89,1 FM. L'émetteur du 900 AM est définitivement fermé le 6 septembre 2001 à 9 h. Ce simple changement technique revêt toutefois un caractère nostalgique pour les auditeurs compte tenu de l'importance de la présence de CJBR 900 dans la région depuis 60 ans.

Le passage de CJBR sur la bande FM entraîne aussi le changement des lettres d'appel de l'ancienne chaîne CJBR-FM (101,5 stéréo) qui devient CBRX-FM, affiliée à la Chaîne culturelle de Radio-Canada.

Un nouvel essor

Le 29 août 2012, le président de CBC-Radio-Canada, Hubert Lacroix, inaugure la nouvelle Maison Radio-Canada - Est du Québec à Rimouski. Les activités de CJBR sont alors transférées dans le nouveau centre multimédia érigé sur le boulevard René-Lepage Est. Construit au coût de 10 millions de dollars, il s'agit du premier centre de production de Radio-Canada entièrement HD au pays. La totalité de la production radio, télé et web repose désormais sur les technologies numériques.

L'arrivée de la Maison de l'Est se traduit notamment par le retour de la production du Téléjournal dans l'Est du Québec, après une absence de 22 ans. La nouvelle édition du Téléjournal est produite dans un studio qui offre une vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent, en référence au lien qui unit les trois régions de l'Est du Québec.

Les équipes radio de CJBR produisent chaque semaine plus de 40 heures de programmation locale pour la Première Chaîne et Espace musique. Les effectifs journalistiques répartis sur le territoire de l'Est du Québec contribuent à la production de bulletins de nouvelles 7 jours sur 7 et Radio-Canada demeure sans équivoque la référence dans le domaine de l'information régionale.

Fidèle à la tradition, CJBR demeure fortement impliquée dans son milieu avec le même souci de bien servir la population. C'est avec fierté que CJBR poursuit la mission initiée par son fondateur de contribuer au développement de la région.

Recherche et rédaction : Denis Castonguay


Références

Citations :

(1) Extraits de l'allocution de Jules A. Brillant, président de la Compagnie de Pouvoir du Bas-Saint-Laurent et propriétaire du poste CJBR, prononcée à l'occasion de la bénédiction et de l'inauguration de CJBR, le 15 novembre 1937. Tiré du Programme souvenir du Grand concert exécuté au Théâtre Cartier à l'occasion de l'inauguration du Poste CJBR de Rimouski.

(2) Côté, LeClair, Langlois & Boisvert, Mémoire technique relatif à l'exploitation stéréophonique de la station CJBR-FM de Rimouski P.Q., juin 1965.

Émissions radiophoniques :

Debout, c'est l'heure : 40e anniversaire de CJBR
Animateur-réalisateur : Jean Brisson
Production : CJBR Rimouski
Diffusion : 18 février 1977

Si la radio m'était contée : histoire de Radio-Canada et ses postes affiliés / CJBR Rimouski
Animation : Raymond Laplante
Réalisation : Pauline Sincennes
Production : CBF Montréal
Diffusion : 12 juin 1980

Place 900 (série de 10 émissions soulignant le 50e anniversaire de CJBR)
Réalisation : Suzanne St-Pierre
Animation : Joseph Marie Levasseur, Steeve Desbiens, Michel Girard et Raymonde Riou
Réalisation : Suzanne St-Pierre
Production : CJBR Rimouski
Diffusion hebdomadaire du 12 septembre au 14 novembre 1987

60e anniversaire de CJBR Rimouski (émission spéciale)
Animation : Raymonde Riou
Réalisation : Doris Dumais
Production : CJBR Rimouski
Diffusion : 15 novembre 1997

Sources imprimées :

Collectif, Revue d'histoire du Bas-Saint-Laurent, volume XII, numéros 3 et 4, septembre 1987
TREMBLAY, Yves, Du notable et de l'homme d'affaires : l'élite économique de Rimouski, 1890-1960, 1996, 161 p.
SAINDON, Richard, Histoire de Rimouski par le nom de ses rues, 1995, 522 p.
VOISINE, Nive, Jules-A. Brillant et le Bas-Saint-Laurent, mémoire de maîtrise en histoire à l'Université Laval, 1968, 116 p.

Société