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Les difficultés des immigrants à dénicher un emploi

Des immigrants dénoncent leurs difficultés à s'intégrer au marché du travail au Nouveau-Brunswick.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des immigrants dénoncent leurs difficultés à s'intégrer au marché du travail au Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement compte sur ces immigrants pour exercer des emplois laissés vacants par l'exode des travailleurs ou encore les départs à la retraite, mais les employeurs, tant anglophones qu'acadiens, ont des réticences à leur ouvrir leurs portes.

Paul et sa famille ont déménagé à Dieppe il y a 5 ans. Ils sont d'origine haïtienne.

Paul veut garder l'anonymat. Lui et sa famille ont porté plainte à la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick pour racisme.

C'est pour une histoire de pain avarié qu'ils se sont fait insulter par le propriétaire d'une boulangerie.

« Il a dit : "j'ai d'autres clients à servir, Madame, Monsieur, si vous ne voulez pas retourner en Afrique" », explique Paul.

Paul a une bonne situation financière. Il est ingénieur en informatique. Des immigrants économiques comme lui, il y en a de plus en plus au Nouveau-Brunswick. Beaucoup d'entre eux sont recrutés directement par les gouvernements pour les emplois qui ne trouvent pas preneurs.

Mais les employeurs, acadiens comme anglophones, ne sont pas prêts, affirme le directeur du Centre d'accueil et d'accompagnement francophone des immigrants du sud-est du Nouveau-Brunswick, Benoît André.

« C'est clair que si vous êtes noir, ça va être plus difficile à CV égal d'avoir un emploi. »

— Une citation de  Benoît André, CAFI

Des responsables de l'Université de Moncton, qui accueille des centaines d'étudiants internationaux chaque année, affirment qu'ils ont constaté le même malaise. Certains de ces étudiants arrivent moins facilement à obtenir des stages dans des entreprises.

« Nous nous sommes rendu compte pour diverses raisons que parfois il était plus difficile de placer des étudiants », explique la vice-rectrice aux affaires étudiantes à l'Université de Moncton, Marie-Linda Lord.

Selon Mme Lord, les institutions acadiennes doivent montrer l'exemple.

« L'Université de Moncton, ça fait au-delà de 40 ans, engage des professeurs de l'Afrique, du Viet Nam, et les étudiants depuis des décennies sont exposés à des gens compétents, professionnels. L'Université est restée l'une des seules institutions acadiennes qui a eu ces pratiques d'embauche », affirme Mme Lord.

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