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Des immigrants dénoncent le racisme au Nouveau-Brunswick

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Le premier ministre Jean Lesage inaugure la ligne de 735 kilovolts qui relie Manicouagan à Montréal, le 29 novembre 1965.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Nouveau-Brunswick intensifie ses efforts pour attirer plus d'immigrants, mais sur le terrain, les cas de racisme se multiplient, et les immigrants n'arrivent pas à s'intégrer.

Aurore est une immigrante qui s'est installée à Moncton il y a près d'un an. Ce n'est pas son véritable prénom. Elle préfère garder l'anonymat par crainte de représailles.

« Je ne veux pas que des gens viennent m'attaquer verbalement ou physiquement », explique-t-elle.

Son intégration à la société néo-brunswickoise a été difficile. Elle a connu plusieurs incidents de racisme. Elle témoigne de ce qu'elle a vécu lorsqu'elle était caissière dans un café.

« Un client s'est fâché [...] s'est énervé et a levé la main vers moi comme s'il voulait me frapper. Moi, ça m'a fait très, très peur. »

Aurore

Aurore n'est pas la seule à subir de la discrimination et du racisme. Le phénomène est en fait en pleine croissance, selon Benoit André, qui accueille des immigrants francophones.

« Ces cas sont en augmentation parce que le nombre d'immigrants au Nouveau-Brunswick est en nette augmentation », explique M. André.

La province connaît en effet une des plus importantes vagues d'immigration de son histoire récente. Le Nouveau-Brunswick attire quatre fois plus d'immigrants qu'il y a cinq ans.

Mais le malaise envers l'immigrant est plus profond, selon le professeur Chedly Belkhodja.

« L'Acadien est curieux, mais à un moment donné quand les vraies choses se posent, la question du travail, là, la communauté dit : attention, vous êtes ici, mais vous êtes encore dans la marge », affirme M. Belkhodja.

Alors que la province fait face à des défis démographiques importants, les employeurs, acadiens notamment, n'engagent toujours pas des immigrants.

Alors que la province compte sur l'immigration pour remplacer sa population vieillissante, son exode des travailleurs vers l'Ouest canadien, les employeurs, francophones et anglophones, ne sont toujours pas prêts à engager des immigrants.

« Il y a des employeurs, qu'on m'a dit clairement : tu ne les auras pas, ils vont prendre des Acadiens ou des gens qu'ils savent anglophones », explique Aurore.

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