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Nicolas Marceau
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, présentera le premier budget du nouveau gouvernement du Parti québécois le 20 novembre à 16 h.

La semaine dernière lors de son discours d'ouverture, la première ministre, Pauline Marois, promettait de « mettre de l'ordre » dans les finances publiques. Elle précisait avoir demandé à son ministre des Finances « d'évaluer toutes les options », de la simple déclaration ministérielle à un budget en passant par un énoncé budgétaire, afin d'« assurer une gestion responsable et prudente ».

« Le dépôt d'un budget cet automne est nécessaire afin de mettre en oeuvre dès maintenant les dispositions qui nous permettront de respecter notre engagement de revenir à l'équilibre budgétaire en 2013-2014 », explique dans un communiqué le ministre Marceau.

Au début d'octobre, il évoquait un manque à gagner de 1,6 milliard de dollars pour 2012-2013, le double de ce qu'avaient estimé les libéraux.

Attendre au printemps prochain ne ferait que retarder la mise en oeuvre des mesures nécessaires pour rééquilibrer les finances du Québec, ajoute M. Marceau, dans le communiqué.

La présentation d'un budget à l'automne est exceptionnelle. La dernière fois remonte à novembre 2001 lorsque la ministre des Finances de l'époque, Pauline Marois, avait déposé un budget pour stimuler l'économie à la suite des attentats du 11 septembre.

Dans son blogue (Nouvelle fenêtre), notre chef de bureau à Québec, Sébastien Bovet, explique pourquoi il y aura un budget cet automne.

Geste de « provocation »

Pour le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, Raymond Bachand, le dépôt hâtif du budget n'est rien d'autre qu'un geste de pure « provocation » du gouvernement minoritaire.

À son avis, le Parti québécois au pouvoir veut précipiter l'adoption de ses orientations avant l'élection d'un nouveau chef à la tête du Parti libéral du Québec.

« Un budget, ça ne s'improvise pas. Ils sont incapables de gérer, incapables de contrôler les dépenses, ils ont gelé tous les revenus. Ils veulent provoquer, c'est une panique politique. La partisanerie politique ne devrait pas avoir de place lorsqu'il est question des finances publiques », dit le candidat à la direction du PLQ.

L'opposition libérale et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont signifié ces dernières semaines qu'ils voteront contre le budget si ce dernier comporte des hausses d'impôts.

« Je vais toujours attendre de voir ce qu'il y a dedans, mais s'il y a des hausses d'impôts, on va voter contre », a répété M. Bachand.

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