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Radio-Canada

Ce n'est pas Sandy qui a soufflé sur le CEPSUM de l'Université de Montréal samedi après-midi, mais l'ouragan Vert & Or. Il a traversé le terrain, a paralysé les Carabins et leur a causé d'irrémédiables dégâts.

Un texte d'Alexandre Gascon (Nouvelle fenêtre)

Après le passage de la catastrophe, l'Université de Sherbrooke célébrait une victoire de 42-24. Pour une deuxième fois en trois ans, le Vert & Or débarquera à Québec pour y disputer la finale du football universitaire québécois.

« La vérité, c'est que j'ai toujours cru, contre vents et marées, qu'on faisait partie de l'élite du football québécois, a commenté l'entraîneur-chef du Vert & Or David Lessard. Je peux comprendre que des gens ne nous croyaient pas. Mais maintenant, vous avez de bonnes raisons de nous croire. »

Et pour cause. En plein contrôle du match au début du troisième quart avec une avance de 24 à 7, les Carabins semblaient filer calmement vers une victoire facile. Mais la tempête s'est levée et le bateau a sombré.

Les Bleus ont perdu le ballon à trois reprises et l'attaque des Verts s'est mise à tourbillonner à toute allure. Sans comprendre ce qui leur arrivait, l'Université de Montréal a contemplé, hébétée, l'Université de Sherbrooke inscrire cinq touchées d'affilée.

Les intentions sherbrookoises étaient claires dès le coup d'envoi.

Avec le premier majeur de la rencontre, les Verts avaient réussi à refroidir les ardeurs montréalaises et les clameurs partisanes. Mais il ne s'agissait que d'une faible brise.

Ramant en coeur, les Carabins ont repris méthodiquement leurs bonnes habitudes pour quitter le terrain à la mi-temps en confiance avec une avance de 17-7.

Une deuxième demie tout en vert

De retour sur la pelouse, le Vert & Or s'est attelé à la tâche à nouveau. Mais Sherbrooke a perdu le précieux objet dès leur première possession et Rotrand Sené, le porteur de ballon montréalais, a laissé ses jambes s'exprimer... avec un résultat heureux.

Ce troisième touché des Bleus de la rencontre, après les deux premiers par la course du quart Alexandre Nadeau-Piuze, portait la marque à 24-7.

L'oeil de l'ouragan s'est alors emballé.

Sébastien Blanchard a concrétisé un projet de son quart Jérémi Roch en captant une remise de 14 verges dans la zone des buts et l'écart n'était plus que de 10 points.

Roch a ensuite montré toutes ses qualités de meneur d'hommes. Son bras laissait partir des bombes qui trouvaient ses receveurs, ses jambes trompaient la ligne défensive montréalaise. Étourdis, Les Bleus ne savaient plus où donner de la tête et ils ont fini par la perdre.

Francis Lapointe a réussi deux touchés par la passe en plus de présenter les meilleures statistiques chez les receveurs sherbrookois avec 109 verges. Gabriel Goulet a marqué le quatrième majeur par la voix des airs. En plus du quart Jérémi Roch, le porteur Alexandre Aubé a aussi réussi un touché au sol.

Les Carabins, qui comptaient sur la meilleure défense de tout le Québec avec seulement 102 points accordés en 9 matchs avant les demi-finales, se sont véritablement écroulés.

Le quart de l'Estrie, après avoir été violemment percuté au troisième quart, s'est relevé plus affamé que jamais. Roch a lancé quatre passes de touché pour des gains totaux de 262 verges. Il a complété 18 de ses 27 passes.

Son vis-à-vis a été moins brillant. Alexandre Nadeau-Piuze a distribué 30 ballons, seulement 13 d'entre eux ont trouvé preneur pour 147 verges. L'attaque au sol a tout de même fonctionné à pleine vapeur comme en témoignent les 146 verges gagnées sur le par Rotrand Sené, bien mince consolation pour le joueur de quatrième année.

Comme en 2010, le Vert & Or vient souffler la victoire en demi-finales aux Carabins sur leurs terres.

Les joueurs de l'Université de Sherbrooke peuvent maintenant faire leurs valises. Ils vont se battre contre le Rouge et Or de l'Université Laval pour la Coupe Dunsmore samedi prochain. L'ouragan se sera-t-il adouci en petit orage?

Les Carabins, eux, se souviendront longtemps du passage de la tempête Roch.

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