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Miser sur le plaisir pour lutter contre le décrochage scolaire

La journaliste Rachel Gaulin s'est rendue à Thurso rencontrer les élèves qui participents au programme « Bouffée d'oxygène ».
Radio-Canada

Le programme « Bouffée d'oxygène » redonne à des adolescents de la Petite-Nation le goût de l'école. Grâce à des animateurs de vie étudiante, l'école secondaire Sainte-Famille a réussi à lutter contre l'absentéisme et à augmenter la persévérance des élèves.

L'établissement spécialisé accueille les élèves de la Petite-Nation qui ont des problèmes d'apprentissage, de comportement ou des troubles du langage. « Pour que l'élève reste à l'école, il faut qu'il crée des liens. Donc, le lien d'attachement est très important », souligne Rémi Racine, le directeur de l'école.

Par exemple, les élèves préparent depuis des semaines une maison hantée pour les jeunes de Thurso, en prévision de l'Halloween. Le projet a stimulé les adolescents, même l'animatrice de vie scolaire, Lyne Thériault, a régulièrement dû les motiver.

Ils sont fiers. Je pense qu'on le voit dans leurs yeux. [...] Ça va être comme ça pour tous les projets.

Lyne Thériault, animatrice de vie scolaire à l'école Sainte-Famille

Cette approche fonctionne. Dans les écoles de l'Outaouais où le programme « Bouffée d'oxygène » est implanté, le taux de décrochage a diminué de 46 % à 30 %. La baisse du taux d'absentéisme est encore plus marquée.

« Bouffée d'oxygène » aide également les élèves à faire avaler la pilule des mathématiques et du français. La persévérance de l'un d'eux a même été récompensée par une médaille du lieutenant-gouverneur. « J'ai participé à plusieurs projets. J'ai persévéré, j'ai fait n'importe quoi pour que je me permette avoir un DEP de soutien informatique », explique Marc, le principal intéressé.

En misant sur les petits succès, les jeunes augmentent leur estime de soi.

Malgré ce succès, qui se maintient depuis dix ans, le financement du programme est souvent ardu. « Chaque année, c'est à recommencer. Pas nécessairement à zéro, mais c'est toujours difficile d'aller chercher du financement », souligne Steve Bourassa, le directeur adjoint du Service d'animation jeunesse de l'Outaouais (SAJO) qui fait la promotion de « Bouffée d'oxygène ».

Ottawa-Gatineau

Éducation