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École Rose-des-Vents : les parents obtiennent raison devant la cour

école rose-des-vents
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Cour suprême de la Colombie-Britannique a donné raison mercredi aux parents d'élèves de l'école Rose-des-Vents à Vancouver, qui poursuivaient leur conseil scolaire francophone.

Ils faisaient valoir que l'immobilier et les moyens de transport alloués à leur établissement étaient insuffisants pour offrir une éducation équivalente à celle offerte dans les écoles anglophones, et donc anticonstitutionnels.

La justice affirme ainsi que ce manque de ressources ne respecte pas l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés qui reconnaît le droit des citoyens canadiens d'obtenir une éducation dans la langue de la minorité officielle.

Le juge Wilcock estime que la population francophone des quartiers de l'ouest de la rue Main à Vancouver devrait avoir accès à des locaux d'école élémentaire pouvant acceuillir 500 élèves et de qualité « équivalente aux locaux offerts aux élèves de la majorité anglophone ».

Dans sa décision, le juge ne précise pas les mesures exactes qui devront être prises, mais il pourrait imposer une date butoir au Conseil scolaire francophone (CSF) pour trouver une solution adéquate.

« Il n'est plus question d'accepter le statu quo. Nous nous sommes battus, nous avons gagné et maintenant nous allons nous assurer que nos droits soient respectés au plus tôt », a déclaré Dominique Robeyns, la présidente de l'Association de parents de l'école Rose-des-Vents.

Des classes trop petites

Les classes de l'école Rose-des-Vents ne sont pas surpeuplées d'élèves dont le nombre respecte les normes provinciales. Néanmoins, ses locaux sont plus petits que dans d'autres établissements et les élèves sont par conséquent plus à l'étroit.

L'école Rose-des-vents accueille 350 écoliers dans un local prévu pour 200 enfants, souligne Joseph Pagé, le parent demandeur dans la cause. Il dit que le CSF devra maintenant « absolument trouver un nouvel espace (...) ou une autre école ».

Les parents souhaitent aussi que les enfants passent moins de temps dans les autobus scolaires.

Ils affirment que la taille des classes et le manque de transports encouragent certains enfants à s'inscrire dans des établissements du Conseil scolaire de Vancouver qui disposent de meilleures installations.

« Ce dossier est une de nos grandes priorités. On a un conseil d'administration qui se réunira vendredi et samedi pour mettre un plan à la suite de ce jugement », a expliqué Alexandra Greenhill, la présidente du CSF.

La requête des parents a été entendue en juin 2012 après avoir été déposée en mai 2010.

Elle ciblait le CSF qui est responsable de 37 écoles en Colombie-Britannique.

Le Conseil scolaire francophone a lancé sa propre poursuite juridique qui exige du gouvernement provincial qu'il finance de manière adéquate l'éducation en français partout en Colombie-Britannique. La demande, initiée en 2010, a été semée de ralentissements procéduraux.

Judge Willcock, re L'Association des parents de l'école Rose-des-vents v. Conseil scolaire francophone de l... (Nouvelle fenêtre)

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