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Un désir contesté à Thompson d'être « la capitale du loup »

Volker Beckmann veut faire de Thompson au Manitoba la capitale du loup.

Ce citoyen de Thompson est à l'avant-plan d'un projet de faire de la ville manitobaine la capitale du loup.

Radio-Canada

Afin de se défaire d'une image associée à un fort taux de criminalité, des citoyens de Thompson, dans le nord du Manitoba, veulent que leur ville soit reconnue comme la capitale du loup, même si des doutes subsistent quant à la faisabilité du projet.

« Il existe un intérêt de la part d'un groupe communautaire local de faire de Thompson la capitale du loup », explique Andrea Hatley, qui dirige la société zoologique de la ville.

Selon Conservation Manitoba, 400 loups sillonnent la province et quelques centaines d'entre eux se trouvent dans la région de Thompson, qui est entourée d'une forêt dense.

Le loup étant un animal réservé, explique Mme Hatley, il est impossible de garantir à des touristes qu'ils en verront à Thompson, contrairement à Churchill, où il est presque assuré de voir un ours polaire.

Conférence en octobre pour mousser le projet

Malgré tout, la première conférence sur les loups et les carnivores a eu lieu à la mi-octobre à Thompson. Des professeurs, des étudiants, des écologistes et des citoyens se sont rassemblés pour évaluer la possibilité de développer une forme d'écotourisme.

Une conférence sur les loups et les animaux carnivores à Thompson, dans le nord du Manitoba, en octobre 2012.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des participants à une conférence sur les loups et autres carnivores à Thompson écoutent l'allocution d'un conférencier.

Il existe des ressources naturelles dans la région qui peuvent servir à la définir comme la terre des loups, soutient l'instigateur du projet, Volker Beckmann.

Le maire de la ville, Tim Johnston, affirme que le projet lui plaît, mais ne le convainc pas qu'il s'agit de la bonne image de marque.

« Je crois que Thompson peut être davantage. Je crois que c'est une fraction de notre identité », justifie le premier citoyen.

L'image des Premières Nations

Depuis janvier, des groupes de discussions tentent de définir l'image de marque à privilégier.

Parmi les participants, Hilda Fitzner, membre d'une Première Nation, veut célébrer la forte population d'origine autochtone de la ville et faire reconnaître cette population à l'échelle nationale.

« C'est un rêve que j'ai depuis longtemps : celui d'être capable de vivre en harmonie avec les autres ethnies de la communauté », confie-t-elle.

Notre loup est un animal très fuyant et extrêmement rusé. Si les touristes affluent ici, et ne voient pas de loups tout de suite, ils seront découragés de venir.

Hilda Fitzner, citoyenne de Thompson

Selon Andrea Hatley, la solution réside peut-être dans le centre de recherche boréale, qui ouvrira ses portes au cours des prochaines années et dans lequel les loups seraient accessibles au public en tout temps.

D'après un reportage de Catherine Dulude h

Manitoba

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