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Quand la douleur prend son temps...

Une douleur au genou

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus le temps paraît long, plus une douleur semble intense, ont montré des chercheurs français de l'INSERM.

Le Dr Roland Peyron et ses collègues pensent que l'effet de la perception du temps pourrait contribuer à expliquer pourquoi les personnes qui souffrent de douleurs chroniques supportent souvent moins bien la douleur que les personnes soumises à une douleur aiguë.

« Nous savons déjà que l'anxiété ou les expériences douloureuses antérieures modifient le ressenti de la douleur, mais nous savons très peu de choses sur l'aspect temporel des choses. »

— Une citation de  Dr Roland Peyron

L'étude

L'équipe française a soumis 24 volontaires à une source chaude douloureuse sur le dos de leur main gauche alors qu'ils étaient placés successivement devant deux horloges dont les aiguilles ne tournaient pas à la même vitesse.

L'aiguille d'une première horloge faisait le tour complet du cadran tandis que celle de la seconde ne faisait que les trois quarts du tour.

Ainsi, les participants étaient leurrés sur le temps écoulé. Les chercheurs ont appliqué la source de chaleur pendant 15 secondes, puis ils ont renouvelé l'expérience pendant 30 secondes. Après chacune des expériences, les volontaires évaluaient le niveau de douleur ressenti sur une échelle de 1 à 10.

Les résultats

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Clinical Neurophysiology ont constaté qu'en cas de douleur brève (15 secondes), l'observation du temps qui passe n'a aucune influence sur l'intensité ressentie. Toutefois, quand la sensation douloureuse est plus longue (30 secondes), le fait d'attendre le tour complet de l'horloge crée une certaine appréhension et augmente la sensation douloureuse.

Ces résultats ont ensuite été confirmés par un examen par imagerie médicale. Lors de douleur longue (30 secondes), l'équipe a constaté l' « allumage » de zones particulières du cerveau. Le Dr Peyron explique que ces allumages présentent certains points communs avec ce qui est observé chez des personnes qui regardent des scènes douloureuses.

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