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Du concombre de mer transformé en Gaspésie

Concombres de mer

Des concombres de mer

Radio-Canada

Québec accorde une aide financière de plus de 360 000 $ à l'entreprise Poissonnerie de Cloridorme pour expérimenter la transformation du concombre de mer.

L'entreprise testera divers produits sur le marché asiatique, dont la chair congelée et la peau cuite et séchée.

Jusqu'à maintenant les prises de concombre de mer des pêcheurs gaspésiens étaient traitées dans des usines du Nouveau-Brunswick et du Maine. Les prises d'un pêcheur, Mathieu Girard, seront désormais expédiées à Cloridorme.

La transformation du concombre de mer permettra à l'usine de Cloridorme de diversifier ses activités en ajoutant une nouvelle ligne de production. Les activités de l'usine, qui transforme du poisson de fond depuis 30 ans, seront ainsi prolongées de huit semaines.

Au moins six poissonneries exportent du concombre de mer dans les provinces de l'Atlantique.

Une pêche peu connue

Le concombre de mer se vend surtout sur les marchés asiatiques sous forme de muscle et de peau. Les Chinois notamment en raffolent. Le concombre de mer serait un aliment riche en oméga 3 et 6.

Le concombre de mer est présent partout dans le golfe et l'estuaire.

Les premières pêches exploratoires ont été effectuées dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent en 2008, en Gaspésie, et en 2009, à Longue-Pointe-de-Mingan, en Minganie. En 2010, les débarquements totalisaient 676 tonnes. Jusqu'à maintenant les quotas n'ont jamais été atteints en Gaspésie et en Minganie.

Présentement, la période de pêche s'étend du 1er avril au 30 novembre.

Sur la Côte-Nord comme en Gaspésie, les entreprises de pêches utilisent une drague tractée à l'arrière du bateau pour capturer les concombres. Les prises accidentelles sont très nombreuses, notamment celles de l'oursin vert et du crabe commun.

Le concombre, aussi appelé bêche-de-mer ou holothurie, serait par ailleurs sensible à la surpêche.

Selon les scientifiques, les données demeurent trop fragmentaires pour évaluer l'état de la ressource dans l'estuaire et le golfe. Les experts recommandent d'agir avec prudence avant d'instaurer une pêche à plus grande échelle.

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