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Condamné à un an de prison, Berlusconi dénonce un jugement «politique»

Silvio Berlusconi, ancien chef du gouvernement italien le 25 mai 2012

Silvio Berlusconi, ancien chef du gouvernement italien le 25 mai 2012

Photo : AFP / FILIPPO MONTEFORTE

Radio-Canada

Condamné à quatre ans de prison, Silvio Berlusconi ne purgera que le quart de cette peine, grâce à une amnistie. Les avocats du Cavaliere ont annoncé qu'ils déposeraient un recours en appel d'ici au 10 novembre, ce qui suspend l'application de la condamnation.

Condamné pour évasion fiscale dans l'affaire Mediaset, l'ancien chef du gouvernement s'est insurgé contre la justice italienne. « C'est un jugement politique, incroyable et intolérable. C'est sans aucun doute un verdict politique comme sont politiques tous les procès inventés contre moi », a déclaré M. Berlusconi en intervenant dans une émission d'une de ses chaînes de télévision privées, Italia 1.

Le Cavaliere qui a été l'objet de 33 procès en près de 18 ans de carrière politique a indiqué que « lui et ses avocats jugeaient impossible une condamnation dans ce procès ». « J'étais certain d'être acquitté d'une accusation totalement hors de la réalité. C'est une condamnation politique incroyable et intolérable », a-t-il ajouté.

« On ne peut pas continuer comme ça. Il faut faire quelque chose », a encore lancé M. Berlusconi, en estimant qu'à cause de « certains juges, le pays est en train de devenir barbare, invivable et cesse d'être une démocratie. »

Le tribunal de Milan accusait les responsables de l'empire audiovisuel de Berlusconi, Mediaset, d'avoir organisé un système permettant d'acheter les droits de diffusion des films américains pour son réseau de télévision grâce à des paradis fiscaux, et d'avoir par la suite gonflé les prix des droits télévisés, réalisant un bénéfice de 250 millions d'euros.

La justice lui reproche également d'avoir fait de fausses déclarations pour échapper aux impôts. C'est la première fois que Silvio Berlusconi est condamné par la justice italienne.

Ce procès, qui avait débuté en juillet 2006, avait été suspendu à cause d'une loi assurant l'immunité à Silvio Berlusconi alors qu'il était encore chef du gouvernement italien. Cette loi a depuis été invalidée par la Cour constitutionnelle.

L'ancien président du Conseil a été jugé à plusieurs reprises pour différentes affaires, mais a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés et affirme que les poursuites étaient politiquement motivées.

Cette décision intervient 48 h après que Silvio Berlusconi eut annoncé qu'il ne se présenterait pas aux prochaines élections. Il devrait être également fixé sur son sort prochainement dans l'affaire du « Rubygate », dans laquelle il est accusé d'avoir eu des relations sexuelles rémunérées avec une mineure et d'avoir abusé de son pouvoir pour avoir fait libérer la jeune femme alors qu'elle avait été arrêtée par la police pour un vol présumé.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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