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Fermeture à la garde-côtière : le recours aux bénévoles fait des vagues en C.-B.

Un des bateaux est remorqué par un navire de la garde côtière de Kitsilano

Un des bateaux est remorqué par un navire de la garde côtière de Kitsilano

Photo : CBC/Emily Elias

Radio-Canada

Une houle agite Vancouver, où la décision de fermer une station de la garde côtière mène des citoyens et les gouvernements municipal et provincial à se demander si des bénévoles peuvent vraiment assurer efficacement la sécurité des côtes.

Ottawa a décidé qu'à compter de mars 2013, elle fermerait la station Kitsilano, pour des raisons budgétaires.

Le plan du fédéral pour les opérations de sauvetage maritimes est d'avoir cinq postes d'embarcations côtières dans la grande région de Vancouver.

Des employés du centre de coordination des sauvetages ont critiqué les impacts de cette réduction de service, ce à quoi le fédéral a rétorqué que la sécurité des navigateurs demeure sa priorité absolue. Pour la sous-commissaire de la garde côtière canadienne, Jody Thomas, les affirmations contraires sont nuisibles et dénuées de tout fondement.

Malgré les efforts du fédéral de calmer les inquiétudes, le gouvernement provincial et la Ville de Vancouver ont qualifié la mesure d'Ottawa d'irresponsable.

centre de communication de la garde côtière KitsilanoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Centre de la Garde côtière canadienne de Kitsilano.

« C'est un désastre. On va perdre des vies. On a absolument besoin de la garde côtière ici, sur la baie des Anglais », prévient même le propriétaire d'une école de planche à voile à Vancouver, Bernard Labrosse.

La rive de Kitsilano est baignée par la baie des Anglais.

Ce qui inquiète toutefois M. Labrosse, c'est que des bénévoles prendront le relais des gardes-côtes de Kitsilano. Ce sont des sauveteurs bénévoles qui, dans leur quotidien, font autre chose rappelle-t-il.

Les bénévoles, ce ne sont pas des professionnels et ils ne sont pas toujours disponibles, tandis que la garde côtière, ils sont là en tout temps.

Bernard Labrosse, propriétaire d'une école de planche à voile à Vancouver

Même bénévoles, les sauveteurs sont prêts, disent-ils

Pour le sauveteur bénévole directeur d'école Richard Novek, les changements qui s'annoncent ne représentent aucune pression additionnelle.

« Je continuerai de faire ce que j'ai fait depuis les 10 dernières années. Il n'y pas de changement pour nous [...], nous sommes toujours en pleine formation et nous faisons des exercices toutes les semaines. Nous sommes toujours prêts », martèle-t-il.

De son côté, l'ingénieur de métier Boudewijn Neijens insiste sur le fait que les bénévoles ne prendront pas le relais. « On ne peut pas confondre les deux choses. On va essayer, dans la mesure du possible, d'aider », dit le bénévole établi à Horseshoe Bay, à une vingtaine de kilomètres en voiture de Kitsilano.

« Le principe, c'est qu'on est de garde une nuit par semaine, et dans mon cas, c'est la nuit du jeudi. Un week-end sur quatre, on fait le week-end complet, de vendredi soir à lundi matin, durant lequel on est disponible à n'importe quel moment », explique M. Neijens

Donc, on doit être à la maison, et habiter à quelques minutes de la base, pour être en mesure de partir en 15 minutes avec le bateau. J'ai quatre équipiers à tout moment.

Boudewijn Neijens, ingénieur civil et sauveteur bénévole

Ottawa a annoncé en juin qu'il accordait un financement supplémentaire de 100 000 $ par année aux équipes de la Marine royale canadienne.

D'après un reportage de Jacques Dufresne, à voir au Téléjournal Colombie-Britannique et Yukon le 25 octobre 2012

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